7/10Des Dieux et des hommes - Tome 1 - La fin du commencement

/ Critique - écrit par plienard, le 19/01/2011
Notre verdict : 7/10 - Le seigneur a pris la mouche (Ecrivez votre critique)

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Une humanité qui s’éteint, des dieux qui prolifèrent, c’est le nouveau projet gargantuesque de bande dessinée de J.P. Dionnet : 30 albums sur 10 ans avec des artistes différents.

Le seigneur des mouches est furax. Il cherche Numéro Un pour demander réparation. Avec l’aide de ses mouches, il découvre la cachette du dieu numéro 1 et le provoque en duel. Le combat est sans concession et se termine par de plates excuses du seigneur des mouches.

Des Dieux et des hommes - Tome 1 - La fin du commencement
Numéro un.
Jean-Pierre Dionnet est de retour à la bande dessinée et ça se voit. Le créateur de Métal Hurlant et des Humanoïdes associés (avec Moebius et Druillet) a un style reconnaissable et il en joue avec jubilation. Il revient ici avec son complice sur l’album L’ange de miséricorde, Laurent Theureau. Et ils nous offrent un petit goût de nostalgie seventies avec cet album coloré et original. Car la couleur joue un rôle important. Le seigneur des mouches, avec son costume rose et violet, semble tout droit sorti d’un opéra italien ou de l’opéra Faust. L’originalité vient ici du sujet. Imaginez 66 dieux nés lors du krach boursier de 1929 sur la route 66. Dionnet revisite la bande dessinée, mieux la réinvente. Il s’approprie le genre comics avec ses supers-héros pour créer 66 dieux et un projet mégalomane (dixit son ami Moebius) : 30 albums à paraître à raison de 4 par an. Les fans peuvent se réjouir. Et de nombreux artistes sont appelés pour dessiner les idées iconoclastes du scénariste : Roberto Baldazzini et Ivo Milazzo (italiens), la française Anne Goetzinger, le croate Danijel Zezelj, le danois Peter Snejbjerg ou le sud-américain Richard Bennet sont les artistes annoncés.

Des Dieux et des hommes - Tome 1 - La fin du commencement
DR.
Les dialogues sont, quant à eux, bourrés d’humour. Les auteurs se sont permis de faire un comics à la franco-belge avec des dieux que l’on peut comparer aux super-héros américains, sauf qu’ils ne sont pas là pour sauver l’humanité. Au contraire. Ils la regardent s’éteindre. Du coup, ils n’ont rien à faire et ils s’ennuient. Ils se battent en duel pour passer le temps qu’ils trouvent d’ailleurs très long car ils sont immortels. Et comme l’a découvert numéro un, l’immortalité c’est l’éternité plus un !

Dionnet a choisi de caricaturer les comics et ses super-héros. Il invente un monde étonnant qu’il enrichit d’un dossier presse à la fin de l’album sur les différents personnages. C’est à prendre avec une certaine dérision. Jubilatoire !

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