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7.5/10Dessous Fripons

/ Critique - écrit par Maixent, le 15/10/2010
Notre verdict : 7.5/10 - Sans dessus dessous (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Un album d'excellente facture réunissant des auteurs dont le talent n'est plus à prouver. Mais comme toujours dans les albums collectifs, une qualité parfois inégale.

Premier tome d'une série de quatre albums à paraître avant l'été 2011, les recueils fripons réunissent des nouvelles coquines autour d'un thème commun. L'idée est classique mais a déjà fait ses preuves, permettant de donner une cohérence à un ensemble disparate car réunissant des personnes d'horizons variés. La série est ici inaugurée par les dessous, thème fédérateur, classique et graphique qui permet à chaque auteur de se démarquer sans perdre de son originalité.

Le retour de Pinocchia
Le retour de Pinocchia
On y retrouve des grands noms de la bande dessinée qui côtoient des auteurs moins grand public, mais pas de novices en la matière. En effet, il s'agit d'une réédition de 5 albums parus au début des années 90 et nous retrouverons donc des auteurs dits "classiques" comme Bilal, Gibrat, Varenne que l'on ne présente plus, mais aussi Chiavelli qui publiait à l'époque chez Fluide Glacial ou Arno connu plutôt pour Alef-Thau. Bref, il serait laborieux et inutile de détailler la biographie de chacun des auteurs mais il est intéressant de voir qu'il ne s'agit pas spécifiquement d'auteurs érotiques. D'ailleurs, les histoires en elles-mêmes abordent une sexualité plutôt grand public, avec moult sous-entendus et des histoires cohérentes, bien loin d'une pornographie frontale.
Comme dans tous les albums collectifs, le rendu est forcément inégal mais il faut reconnaître une bonne tenue de l'album, un bel objet bien étudié, la très belle couverture de Fred Beltran étant reprise de manière subtile entre chaque histoire. On ressent la volonté de créer un livre dans la mouvance de l'érotisme contemporain, loin de la littérature honteuse et mal publiée vendue sous le manteau ou des sex shops de bas étage. On voit de plus en plus se développer uneLa mission de Belinda Kowalski
La mission de Belinda Kowalski
esthétique du sexe, des livres que l'on place en évidence dans son salon, mais qui, forcément, sont plus convenus dans leur contenu.
Pour ce qui est du contenu justement, chaque auteur a réussi à garder son style comme Chiavelli qui reprend le personnage taquin d'Elodie ou Bilal qui propose une image pleine page semblable à un tableau agrémentée d'un texte poético-surréalistico-futuriste de Patrick Cauvin. Sans vraiment exciter, toutes ces petites histoires esthétisent la sexualité plus qu'autre chose mais donnent un ensemble très agréable à regarder, le tout servi par des histoires qui, bien que courtes, créent une atmosphère prenante.

Un album d'une belle facture, même si certaines histoires sont moins intéressantes que d'autres. A suivre...

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