6/10Le Dernier templier - Tome 1 - L'encodeur

/ Critique - écrit par Guillaume (), le 15/05/2009
Notre verdict : 6/10 - In vina veritas (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Adaptation d'un roman à succès, le premier tome du cycle du Dernier templier laisse sur notre faim en se contentant de lancer des pistes, sans même commencer à y répondre.

Parmi les sujets qui font scintiller les yeux et sauter les bandits manchots, les templiers ont bonne presse. Que ce soit en jeux vidéo, comme dans Assassin's Creed, ou encore en livre, comme dans Le dernier templier, c'est une valeur sûre que même la crise est incapable d'ébranler.

Ce premier tome L'encodeur, adapté du roman Le dernier templier, part donc avec un sérieux handicap : celui de ne connaître la vie que grâce au succès de son aîné (cinq millions d'exemplaires vendus et traductions en 38 langues). Difficile donc de juger sans une certaine animosité l'oeuvre. Pourtant le défi est relevé !


Le Metropolitan Museum of Art de New York est en effervescence : une exposition sur les trésors du Vatican ouvre ses portes, accueillant du beau monde. Surgissent alors, hors de la nuit, quatre cavaliers en armures. Leurs noms ? Nul ne les connaît, mais cela ne les empêche pas de signer leur méfait à la pointe de l'épée, d'un geste qui décapite. Une mise en scène impressionnante et massive pour s'emparer d'un objet particulier. L'enquête commence...

Quatre cavaliers en armures sur le parvis d'un musée, c'est impressionnant quand on se l'imagine, mais sur papier, en images, ça a un petit côté ridicule assez déplaisant. Ce n'est d'ailleurs pas le dessin, très statique, bien plus proche d'un Largo Winch que d'un Gimenez qui rassure. Heureusement, si l'on peut dire, cette scène de bravoure éhontée est à peu près la seule de l'album, hormis une course poursuite qui finit mal. C'est d'ailleurs un véritable souci. Il ne se passe presque rien d'autre. Si cinquante pages ne suffisent pas à ne pas avoir le sentiment de se prendre la coupure pub en pleine tronche, alors mieux vaudrait doubler la taille de l'album, histoire d'avoir quelque chose de consistant à savourer.

Malgré tout, les templiers tiennent en haleine, tout comme l'immersion dans les profondeurs occultes du Vatican fait rêver. On est cerné par le côté blockbuster de l'affaire, mais on lit malgré tout, et on aurait presque hâte de parcourir la suite. Le monde est cruel !

A découvrir
Caste des Méta-Barons (La)
Caste des Méta-Barons (La)
V pour Vendetta
V pour Vendetta
Tuniques bleues (Les)
Tuniques bleues (Les)