Déchus s’ouvre sur le « Notre père », histoire de se mettre directement dans l’ambiance. Mais attention, on a très vite compris, notamment grâce à la couverture aux couleurs tranchées représentant une femme d’un érotisme agressif tenant à la main un chapelet et un pistolet, qu’on n’aurait pas à faire à un ouvrage de catéchisme. Pour l’auteur, Déchus est un drame intimiste mais il semble plus pertinent de mettre en évidence ce qu’il n’est pas malgré les faux semblants.
Déchus n’est pas un comics. Malgré l’influence évidente de la série Sin City de Frank 
Devo, prix Nobel des enfluresMiller (l’album est traité en noir et blanc avec l’utilisation d’une seule couleur additionnelle, le rouge), il n’y a pas la froideur et le détachement graphiques que l’on peut trouver dans les albums de Miller. Ici le trait est plus brouillon, plus sale et plus confus, Aurélien Guibert s’en dédouane en se définissant comme un scénariste qui dessine. Mais là où on perd sans doute en pureté graphique, on gagne en force et d’une certaine façon, en réalisme. Ce monde dégueulasse et corrompu, dans lequel la violence est quotidienne et la morale inexistante, est parfaitement rendu par le trait rageur de l’auteur dont on ressent chaque coup de crayon.
Déchus n’est pas une bd de cul. On y trouve des scènes très crues mais en parfaite adéquation avec le récit. Rien de gratuit. Dans ce monde de violence, faire l’amour est
Esther, la tueuse une force brute qui s’exprime avec d’autant plus de passion et il serait malvenu de s’autocensurer au nom d’une morale qui n’a rien à faire ici. Des personnages camés jusqu’aux oreilles grâce à une drogue appelée l’Eden, dont on découvrira la nature au cours du récit, baisent dans le sang et flirtent avec la mort dans un ultime élan vital. Le sexe y est frontal, agressif, sans une once d’amour ou de plaisir, mais plutôt vécu comme une scarification, un acte violent permettant de se confronter à ses démons qui prennent réellement corps sous l’effet de la drogue.
Déchus n’est pas une œuvre ésotérique ou mystique. On n’y trouve pas de morale alambiquée empreinte de judéo-christianisme. Si on y voit des personnages de la culture occidentale comme Eve ou Gabriel, ils sont ici détournés, victimes d’un système dans lequel ils ont perdu pied plutôt que véritables instruments de Dieu. En effet, nous sommes plus proches de l’occultisme d’un John Constantine dont Guilbert revendique l’influence, que d’une resucée grossière façon Dan Brown.
Déchus c’est plutôt une bande dessinée ayant digéré une multitude de comics, et principalement les comics noirs restitués avec originalité dans des codes plus 
Martin, le guideeuropéens. Aurélien Guilbert étant le créateur du site www.heykids-comics.com consacré aux comics, il n’est pas surprenant que ces derniers soient pour lui une source d’inspiration, ce que l’on note dans le dessin, mais aussi dans la structure même du récit avec un découpage particulier et une narration déconstruite, qui demandent une certaine concentration. Tout dans l’album est pensé avec minutie et on entre de plein pied dans cet univers en proie au chaos et à la destruction par un prisme maitrisé, ce qui confère au bordel décrit d’autant plus de réalisme.
En ce qui concerne le pitch, il ouvre sur de multiples possibilités à découvrir dans les quatre albums qui vont suivre. Sachant qu’il s’agit d’un album d’exposition, on apprend qu’Esther est envoyée sur Terre pour buter les anges ayant choisi de s’incarner dans un corps de chair et découvert des « sensations physiques à damner un saint », mais elle va vite s’apercevoir que gérer ces nouvelles pulsions est plus complexe qu’il n’y paraît et que d’autres enjeux existent.
C’est donc un album plein de promesses que ce premier verset, qui met en scène des personnages attachants et travaillés. Guilbert propose ici un travail maîtrisé et original, assez violent, mais ouvrant de nombreuses perspectives. En signant sa première œuvre en tant qu’auteur complet, il met en avant de véritables talents de conteur qui a su absorber divers influences pour créer une œuvre personnelle.
Maixent []

Séverin - Séverin
La critique de Margin Call
7 Dragons
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Liars - WIXIW
Brit - Tome 2 - Déserteur
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Expendables 2 : le trailer est imminent !
The Dark Knight Rises - la bande annonce épique !
Black Bomb A - Enemies of the state
Les Bee Gees en deuil
Sorties d'album : Semaine du 21 mai 2012
Jazzanova - Funkhaus Studio Sessions
La kitscherie du vendredi #3 : Maximum overdrive
Reprise de poids #64 : Joe Cocker
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Qui a gagné The Voice 2012 ?
Récapitulatif du 07/05 au 13/05 - La semaine Krinein
Catch - Nouvelles têtes à la WWE et à la TNA !
Récapitulatif du 30/04 au 06/05 - La semaine Krinein
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Buck Danny - intégrale 5
Gringos Locos - Tome 1
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
Tetsuya Tsutsui sera en France lors de Japan Expo (et même plus) !
Bleach T.47
Captain Tsubasa T.13
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Diablo III est disponible !
Retour vers le futur : le jeu - Test PS3
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






