8/10Deathlock - Faîtes la guerre, pas l'amour !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 31/08/2013
Notre verdict : 8/10 - Cyborg to be alive ! (Ecrivez votre critique)

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Deathlock n'est pas le personnage de chez Marvel que vous connaissez le plus ? Alors venez le découvrir dans cet album qui est aussi bien illustré que cynique et bien pensé. Quand une idée simple sait être efficace, on reconnaît bien là, la trace d'un mercenaire bien entraîné !

Si je vous Deathlock ou Deathlock le démolisseur, cela vous dit quelque chose ? Pas forcément et il faut bien reconnaître que si sa gueule ne s’oublie pas, ce personnage n’est pas le plus connu ni le plus mis en avant de l’univers Marvel. Un cyborg à la tronche ravagé qui explose et mitraille tout ce qui bouge, il y a pourtant un certain potentiel non ? Un mixte entre le Punisher et le Terminator. Justement, en parlant du Punisher, deux hommes le connaissent plutôt bien. Le premier est l’auteur Charlie Huston et le second est Lan Medina, le dessinateur dont le talent n’est plus à prouver avec par exemple son travail sur les Chroniques de Spawn.

Deathlock - Faîtes la guerre, pas l'amour !
Toc toc toc !
Côté histoire, on part dans un futur proche où les multinationales sont reines et où Roxxon fait figure de premier de la classe. Dans un monde où les ressources naturelles sont un enjeu, il faut se battre pour réussir. Quitte à le faire, autant que cela soit rentable au maximum ainsi, les guerres sont devenus de véritables show télés dont les mises en scènes et commentaires rappellent les meilleures émissions de sports américains. Parmi les vedettes de ces guerres, nous retrouvons Mike Travers, pur produit Roxxon et son supérieur Luther Manning. Luther est un grand stratège dont les défenses remportent les matchs mais c’est Travers qui est mis en avant car comme on dit : l’attaque remporte les fans. Cependant, dans un « match » presque gagné d’avance, Travers et Manning sont tués. Le corps de Manning est alors utilisé avec un supplément de cervelle de Travers pour devenir mi-homme, mi-machine : Deathlock. Mais tel le monstre de Frankenstein, Deathlock va échapper à ses maîtres et tenter de changer la donne dans ce monde perverti. Il n’y a pas à tortiller du derrière, c’est un album assez bourrin. La guerre est partout et malgré certains dialogues bien longs (merci au professeur pour cela), on retient que la guerre sous toutes ses formes est présente. Le côté « show télé » apporte de beaux enchaînements et permettent de distiller une dose d’humour noir et de cynisme bienvenu.

Le récit est porté par des illustrations superbes de Medina qui nous livre des effets magnifiques à l’instar de la grenade fatale à nos héros au début du récit. Les fusillades et les explosions sont donc un véritable régal au même titre que les séquences de batailles plus médiévales. Lorsque je lisais une partie de cet album dans les transports, j’ai même été interpellé par une personne désireuse de connaître ce titre car les visuels lui avaient plu. Alors certes, c’est bourrin, certes, c’est au final, une histoire assez basique d’un cyborg en quête d’humanité mais c’est bien fait.Deathlock - Faîtes la guerre, pas l'amour !
Petit cours de stratégie du matin ! 

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