5/10Deadpool - Team-Up - Salut les copains !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 18/09/2012
Notre verdict : 5/10 - Moyen with a mouth ! (Ecrivez votre critique)

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Deadpool est sûrement le héros le plus barré de l’univers Marvel. Il faut dire qu’il est l’un des rares à avoir cette fameuse conscience qui le rend sensible au fait de vivre dans un comics. Cependant son esprit dérangé le rend aussi crédible qu’un Tony Stark qui n’aurait jamais bu. Cette folie est un vivier intéressant et dernièrement, Deadpool a eu le droit d’être remanié à toutes les sauces. Parfois le résultat est convaincant, d’autres fois, c’est la cata. Le mercenaire ne fait rien à moitié et il semble que cela déteigne sur les créateurs. Dans cet album, Team-up, toute une smala d’artistes vont plonger notre héros dans des mini-histoires où Deadpool va faire équipe avec un personnage plus ou moins connu. Parmi la clique d’artistes, notons Lapham et Crystal qui ont déjà œuvré sur le personnage et qui vont même réaliser la dernière histoire ensemble.


Deadpool se met au catch ?
La qualité de l’album est inégale en terme d’histoire. Globalement, Deadpool joue les mercenaires et le hasard l’emmène dans diverses galères. Globalement, on peut dire que plus le tome passe, moins les histoires valent le coup. Ainsi, si les frères Zapata sont charmants avec leur côté fan de Deadpool, l’histoire du Colosse vivant ou de Captain Britain est proche du néant. Entre deux, nous verrons également les Ghost Riders où l’humour de Deadpool sauvera l’intrigue tout comme avec US.Ace (personnage connu que des experts). La dernière histoire sera un bel exemple de gâchis car outre son jeu de sabre, il causera directement à Lapham pour se rappeler le nom de Satana étant donné qu’il était occupé à mâter la plastique de la jeune fille. L’humour sera d’ailleurs, l’une des seules valeurs sûres du héros même s’il ne sauvera pas tout. En effet, l’utilisation abusive de sa régénération et le peu de panache des intrigues ou des personnages annexes vont nuire au héros. C’est comme si certains artistes avaient occulté l’idée que Deadpool, c’est aussi le fond avec la forme. Comment avait l’air drôle si tout est constamment absurde. On ne demande pas le sérieux de la mini-série des années 90, mais le mercenaire peut nous proposer quelque chose de plus dense. C’est un peu comme si on limitait Spider-Man a un rôle de loser/comique ou que Wolverine ne savait que découper des gens en buvant des bières.


So British ?
Graphiquement, nous sommes dans le même constat. Très inégal, nous sommes, dans certaines intrigues à la limite du cartoon. Si la première intrigue ou celle d’U.S.Ace demeurent pêchues, d’autres, à l’instar de la dernière perdent leur panache. Ce qui est étrange puisqu’U.S.Ace et la dernière ont été réalisées par Crystal. De même, l’histoire presque minimale de Captain Britain contraste avec le classicisme du Colosse Vivant.

Deadpool demeure le roi de la blague et du loufoque mais il mérite plus qu’une suite de gags et d’histoire minimales. Son passé au sein de l’arme X, son alliance avec les plus grands comme Cable et son talent pour les armes lui permettrait d’atteindre des sommets.


Deadpool sait mettre le feu !

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