7.5/10Day men - Tome 01 - Lux in tenebris

/ Critique - écrit par Maixent, le 20/12/2015
Notre verdict : 7.5/10 - Vous avez dit vampire (Ecrivez votre critique)

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L'homme de main des vampires

Le mythe du vampire a pris tellement de place ces dernières années. Tous les genres ont été abordés sous le spectre du vampirisme. On a bien sur la romance mièvre et adolescente de Twilight, le film de super héros dont Blade est l’incarnation parfaite, la série pour ados qui en dit plus que prévu comme Buffy contre les vampires. Mais aussi les classiques de l’expressionnisme de Nosferatu au Dracula de Coppola. Bref, tout a été vu au cinéma et cela vaut également pour la bande dessinée.


Azaléa

Du coup, à force de côtoyer ces êtres nocturnes suceurs de sang, on en est venu à s’intéresser plus à leur entourage. On s’est posé des vraies questions pratiques : Comment s’intégrer à une économie de marché ? Qui ramène les vierges ? Où les trouver ? Tous ces petits tracas du quotidien que nous, pauvres mortels, pouvons parfaitement gérer mais qui deviennent tout simplement irréalisables pour ces êtres trop puissants. On connaissait déjà Jonathan Harker, factotum de Dracula, héros gothique par excellence qui finalement prend dans le récit autant de place  que la créature à laquelle il est confronté en étant témoin et narrateur, mais il est bien loin de la classe de David Reid.

David est le « day man », ou bras armé diurne de la famille Virgo. L’une des grandes famille de vampires qui règnent dans l’ombre partout dans le monde. A charge d’éliminer les opposants, de régler les conflits ou de veiller à ce que tout se déroule sans problèmes, il est aussi garçon de course, secondé dans sa tâche par Casey Kennedy qui gère la partie financière. On se doute bien qu’il ne va pas s’agir là d’un job de tout repos mais tout commence à déraper quand David est chargé de récupérer Nybor, le jeune chien fou de la famille parti pour une nuit de beuverie et qu’il se retrouve en compagnie d’un cadavre de vampire, un membre de la famille rivale. A partir de là, tout s’enchaîne entre manipulations politiques, trafic de canines et l’apparition de dégénérés, des humains créant leur propre lignée vampirique sans l’aide des familles déjà présentes.
Au combat

 

Ce premier tome très prometteur réussit d’emblée à mettre en place un univers riche ainsi que des personnages attachants. Dans ce monde de faux-semblants le lecteur navigue aisément entre les clans et même si le schéma narratif reste classique, on se prend très vite au jeu. Le héros a juste ce qu’il faut de force et de faiblesse pour satisfaire le lecteur, montrant un courage hors du commun (pas tout le monde ne réussit à tuer un vampire à mains nues) mais aussi une certaine vulnérabilité et innocence face à une jeune fille en danger. Tout comme il redevient un enfant balbutiant quand il est confronté à la beauté immortelle d’Azaléa, la chef de  famille.

Le dessin quant à lui est dynamique et porte une action qui ne s’arrête jamais. Chaque posture est clairement étudiée, conférant aux vampires un effet de grandeur et de majesté tandis que visuellement David est celui qui se débat comme un beau diable pour être à leur niveau.

Il n’était pas évident de se lancer une énième histoire de vampires mais le pari est réussi. L’album mêlant avec brio action,  érotisme sous-jacent et guerre des gangs ne renouvèle pas le genre mais parvient à se démarquer et à offrir une lecture des plus plaisante. 

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