5/10Dark - Tome 1 - La crypte écarlate

/ Critique - écrit par iscarioth, le 29/01/2007
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On reprochera à Dark la même chose qu'à toutes ces BD qui ont tenté de reproduire les codes cinématographiques d'un genre sans réappropriation innovante.

Qu'il est beau, le cinéma horrifique. Assis sur un pavé d'expériences ayant, depuis des décennies, marqué durablement l'histoire du cinéma. La BD a cette caractéristique qu'elle s'articule en genres, comme le cinéma. Mais les « success story » ne sont pas toujours bien parallèles des deux cotés. S'il est facile de générer peur et angoisse quand on impose des images mouvantes au spectateur, il est beaucoup plus ardu de le faire frissonner en lui donnant les clés de son parcours séquentiel. Nouvel exemple.

51340_250.« Dark est une porte ouverte sur la BD d'épouvante dans la lignée des grands succès cinématographiques du genre » nous annonce le quatrième de couverture. L'affiliation cinématographique est revendiquée, et on ne peut plus remarquable dès la couverture, où l'on voit une jeune femme hurler, comme pour rendre un bruyant hommage aux fameuses « scream queens » du cinéma slasher. Comme beaucoup de films récents, Dark part d'un postulat narratif très en vogue : faire se succéder les séquences au même rythme que les personnages. Multiplicité des points de vue, gonflement du mystère et le risque : perdre le lecteur. Gothisme, reliques mystérieuses, victime décapitée, témoignages étranges venus du passé, périples ténébreux dans les catacombes de Paris... Dark s'est donné les moyens des ses objectifs en réunissant tous les ingrédients possibles pour réaliser une histoire d'épouvante. Si, au cinéma, l'affaire peut faire sursauter les moins somnolents, en BD, elle ne provoque rien de mieux que de l'ennui. Les dessins de Max peuvent dans un premier temps séduire. Très travaillées au trait (effets d'ombre, encrage très insistant, hachures), ses planches se muent parfois en un bidouillage infographique peu réjouissant (la tête page 13). Le passage des planches réalisées « à l'ancienne » à celles dont on ne saurait dire dans quelles proportions elles sont nées de la couleur directe et de l'ordinateur rappelle l'album Hurlevent.


On reprochera à Dark la même chose qu'à toutes ces BD qui ont tenté de reproduire les codes cinématographiques d'un genre sans réappropriation innovante. Dernier exemple en date : Angel fire.

 

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