6/10Damoclès - Tome 4 - Eros et Thanatos

/ Critique - écrit par plienard, le 20/11/2011
Notre verdict : 6/10 - Une bonne fin (Ecrivez votre critique)

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Les ennuis d’Ava sont de plus en plus graves. Ely va alors prendre des décisions cruciales qui vont changer la vie de sa cliente et la sienne. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, et les auteurs, Callède et Henriet, mettent à profit cette expression pour notre plus grand bonheur.

Peu emballé par le précédent album, je me suis posé la question de l’intérêt de continuer à chroniquer la suite de la série Damoclès. Mais mon amour de la bande dessinée et mon insouciante espérance de la nature humaine à s’améliorer m’ont persuadé à lire le tome 4. Bien mal m’en a pris car j’y ai pris un certain plaisir malgré quelques défauts encore présents.


DR.
Ava Troy continue à être menacée. Si un homme a pu être arrêté, il n’est en rien responsable des attentats dont elle a fait l’objet. L’adversaire est bien plus gros qu’un simple homme déçu de la méthode d’insémination que propose Perfect Child. L’ennemi est si important qu’il parvient à découvrir le secret d’Ava. Elly, aidée de Walt, Sean et Radji vont alors tout faire pour réussir leur mission : assurer la protection de leur cliente.

Résumer le second tome (tome 4 de la série) à une réussite de la mission d’Ely débutée dans la tome 3 se serait passer à côté de l’intérêt réel qu’il suscite. Car au-delà de cette mission, ce sont les personnages qui ont gagné en profondeurs. Très caricaturaux dans l’album précédent, ils gagnent ici notre intérêt en faisant leur métier : protéger les gens et faire preuve de collectivité. En premier lieu, Ely, qui se livre un peu plus, assume sa féminité et ses sentiments. Ensuite Walt Moore, le partenaire d’Ely qu’elle considère un peu comme son père, se retrouve dépendant au blitz, ce mystérieux produit qui rend plus fort. En fait, Callède sème les petits cailloux pour les prochains albums et nous donne l’envie d’en savoir plus.


DR.
Il n’y a que le dessin qui reste inégal. Même s’il a des qualités indéniables, les personnages sont quelquefois un peu trop différents d’une case à l’autre, quand on change de point de vue. L’ensemble reste clair mais ça gâche un peu le plaisir. De plus, même si le trait est réaliste, il est trop géométrique et les cases sont trop clairsemées et manquent quelquefois de décors. J’arrête ici de taper sur le dos du dessinateur Henriet pour dire que l’album m’a, quand même, donné plus de plaisir que le précédent.

En faisant évoluer ses personnages, Callède réveille les lecteurs que nous sommes et Henriet semble aussi faire des progrès. Bref, on va commencer à apprécier cette série.

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