3.5/10Cupidon - Tome 21 - Le noeud du problème

/ Critique - écrit par riffhifi, le 14/02/2009
Notre verdict : 3.5/10 - Comme disent les Allemands : «C’est pidon» (Ecrivez votre critique)

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Le poupon ailé n'assure même plus son rôle de fonctionnaire de l'humour. La série fait partie des classiques ronronnants de Dupuis, de ceux qui ont renoncé depuis bien longtemps à se renouveler.

Certain(e)s parmi vous sont prêts à craquer : c'est la Saint-Valentin, il vous faut un cadeau d'urgence, et le dernier tome de Cupidon paraît un moyen efficace de titiller la fibre nostalgique de la (du) chéri(e) qui lisait (lit) Spirou Magazine. Résistez : la série a perdu son jus depuis bien longtemps, il sera plus raisonnable de vous tourner vers les premiers volumes...

Vingt-et-un tomes, près de vingt ans d'existence : l'angelot de Malik et Cauvin ne sait plus trop où promener son arc et son petit bout de zizi. Du coup, il stagne Et nous donc !...
Et nous donc !...
depuis trois tomes dans son rôle d'attaché auprès du jeune Raphaël, qui semble de toute façon bien jeune pour emballer les nanas. Un seul personnage, un seul décor (le square)... Les idées ont été toutes largement exploitées dans les deux précédents tomes, sans compter celles qui ont été essorées jusqu'à la dernière goutte dans les 18 épisodes précédents. Autant dire qu'il ne reste plus grand-chose ici pour amuser le lecteur, à part peut-être le titre coquin, que l'on peut prendre à l'envers comme celui du dernier Pierre Tombal. Ainsi, Le nœud du problème recèlerait un indice de la raison des déconvenues de Raphaël... Blague à part, si l'album pouvait regorger de perversités du même acabit, on serait prêt à accepter les dessins interchangeables et les recyclages d'idées périmées depuis plusieurs décennies. Mais une fois ouverte la couverture, rien à se mettre sous la dent, rien de plus excitant que de l'humour de papa distillé sans entrain par deux auteurs qui viennent pointer par habitude.

Raoul Cauvin a suffisamment de cordes à son arc (contrairement à Cupidon, hum) pour se rattraper sur d'autres séries, mais que fait donc Malik de ses dix doigts ? Le dessinateur d'Archie Cash aurait-il mis la clef de la créativité sous la porte ? Apparemment, il se consacre à la peinture et aux araignées venimeuses, et se contente d'animer Cupidon pour payer ses factures. N'empêche, on aimerait bien voir une bande dessinée consacrée aux arachnides par le Monsieur. Et puis Cauvin, en arrêtant deux ou trois vieilles séries exsangues, pourrait peut-être en lancer une nouvelle qui ait de la gueule (et on ne parle pas de Coup de foudre, dont le concept demande encore à faire ses preuves !). Allez hop, au hasard : L'agent 212, Les Psy et... Cupidon ?

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