6.5/10Le convoi

/ Critique - écrit par plienard, le 13/04/2013
Notre verdict : 6.5/10 - Une femme espagnole (Ecrivez votre critique)

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La guerre civile d’Espagne est à l’honneur (si on peut présenter la guerre de cette manière ?) en ce moment dans la bande dessinée. Après Espana la vida de Maximilien Le Roy chez Casterman (que vous avez pu découvrir il y a quelques semaines sur notre site), un diptyque, signé Denis Lapière et Eduard Torrents aux éditions Dupuis, vient de paraître, Le convoi.


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Dans le premier album, on découvre une femme, Angelita, un peu mal dans sa peau. Sa vie l’ennuie. Le train-train habituel de son existence a fait son effet. Mariée à un professeur, elle a un fils. Mais le couple bat de l’aile. C’est peut-être pour cela qu’elle a accepté de sortir prendre un verre avec son collègue. Elle ne franchira pas le cap de l’adultère. Pas cette fois, peut-être jamais. C’est en plein désarroi qu’elle reçoit un coup de fil de son beau-père, René. Sa mère, Julia, vient de faire une crise cardiaque à Barcelone, la ville qu’elles avaient quittée sous Franco et où sa mère s’était jurée de ne jamais remettre les pieds. Que pouvait-elle bien faire là ?

Dans le second tome, Angelita n’a pas encore eu toutes les réponses à ses questions mais elle est en colère. Le père qu’elle croyait mort il y a plus de30 ans se retrouve en face d’elle. Le temps des explications est venu et cela va peut-être changer sa vie de femme.

Si Espana la vida parlait de l’engagement d’anarchiste français dans la guerre civile espagnole, ici il est question des réfugiés espagnols, des familles qui ont fui la guerre dans leur pays. Nous sommes en 1938, l’accueil français ne sera pas à la hauteur. Les familles étant séparées, les femmes et les enfants d’un côté, les hommes de l’autre et certains seront envoyés en camp de concentration de Mauthausen. Angelita et Julia seront, quant à elle, emmenées dans le camp d’Argelès.

Ce sont aussi des albums sur les femmes et sur leur condition, leur vie, leurs envies, leurs désirs dans les périodes de guerre bien sûr, mais aussi dans la vie courante. Un récit tendre et émouvant, poignant certaines fois.

Concernant le dessin, je suis par contre un peu déçu. Clair et élégant, le trait manque parfois de force et de cruauté quand c'est nécessaire. Certaines cases sont décevantes, surtout au début, car ensuite la force du récit fait son effet. Et malgré des dialogues un peu bateau et des situations convenues, on lit d’une traite le récit d’Angelita dans le premier tome et celui de Manuel, son père, dans le second.


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