6/10La Contessa - tome 1 - Slow Play

/ Critique - écrit par Maixent, le 20/09/2011
Notre verdict : 6/10 - Signé Contessa (Ecrivez votre critique)

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Rien de révolutionnaire pour cet album inspiré en droite ligne des films d'action américains. Qui plus est, le scénario, correct, ne suffit pas à faire passer la faiblesse du dessin.

Comme le dit l’un des personnages de la BD, La Contessa est un mix entre Piège en haute mer et Ocean’s eleven. En citant ces deux films explicitement, les auteurs se dédouanent ainsi toute suite des comparaisons faciles en créant une mise en abîme propre à s’approprier la sympathie du lecteur. Au-delà de ce tour de passe-passe, il faut quand même reconnaître que le personnage énonçant cette comparaison n’a pas tort tant cet ouvrage est un copié collé du cinéma d’action américain.

Une bande de cinq voleurs chevronnés, avec à leur tête le fameux Snake, ont
La croisière s'amuse
élaboré un plan depuis des mois pour dérober 15 millions de dollars, le grand prix d’un tournoi de poker se déroulant sur un bateau. Leur plan semble parfait mais sans l’aide de la Contessa, voleuse ayant la classe de Catherine Zeta-Jones dans Haute Voltige, rien ne sera possible. Il faudra donc réussir à la convaincre et se méfier des bluffs de chacun.
On a donc réunis tous les éléments du film d’action classique.La belle blonde mystérieuse au charme méditerranéen dévastateur, le voleur insaisissable et
désespérément cool, son acolyte taciturne et noir, les deux branleurs de la bande et le psychorigide du genre professionnel allemand. Face à ce clan des bad guys, le flic incorruptible qui « ne lâche jamais sa proie », mélange de Tommy Lee Jones et Gene Hackman. Pour le décor, se référer à Speed 2.
Si le scénario est déjà vu, il n’est reste pas moins efficace. En même temps, avec Crisse aux commandes, on ne prenait pas de grands risques bien qu’il soit parfois difficile de passer du space opera avec les univers de Kookabura ou
Cat's eyes
l’héroïc-fantasy de l’Epée de Cristal a un récit plus réaliste. Avec un réel don pour les dialogues qu’il a déjà prouvé auparavant, il offre un récit vivant et attachant, qui sans révolutionner le genre, fonctionne parfaitement. Il remplit sa part du contrat avec efficacité sans pour autant renouveler le genre.
Si seulement il en était de même du dessin. Avec une colorimétrie bâclée un uniforme qui fige un trait déjà rigide, les personnages ressemblent plus à des poupées de cire qu’autre chose. Sans compter qu’ils ont à peu près tous la même tête et un panel d’expressions aussi vaste que celui de Ben Stiller dans Zoolander. Tout est lisse est sans aucune profondeur.
Au final, on se rend compte en fait que plutôt qu’un film d’action avec des bons acteurs, on se retrouve plutôt face à Sidney Fox l’aventurière, ce qui est confirmé par le twist final. C’est dommage car tout était là, la couverture subtile et aguicheuse à la fois, un scénario correct qui a déjà fait ses preuves, le thème du poker soit un thème à la mode, des relations entre bandits plutôt attachantes… Mais la magie ne prend pas et si la Contessa est appelée à être un personnage de référence dans l’avenir, il va falloir en faire un tout petit peu plus.

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