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2.5/10Chantages - Tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 24/08/2011
Notre verdict : 2.5/10 - Sous pression (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Un dessin choquant et une pornographie violente, qui manque trop souvent de finesse et de talent pour que cet album soit plus qu'un porno facile.

Ardem a tendance dans ses albums à toujours utiliser la même recette somme toute assez efficace. Des jeunes filles un peu naïves et simplettes, en tout cas, sans beaucoup d’imagination, se retrouvent à un moment de leur vie confrontées à des gros dégueulasses qui les souillent et les humilient. Par la suite, dans une brutalité qui va crescendo, elles finissent par y trouver du plaisir, ayant enfin trouvé leur vraie nature, celle de salope.

On sait que l’érotisme et la pornographie ne font pas toujours dans la subtilité, mais Ardem est un champion de la grosse machinerie bien calibrée sans aucune
Le romantisme des toilettes de bar
finesse. Là où un Bruce Morgan réussissait à traiter de sujets extrêmement malsains et dérangeants avec talent, Ardem se contente de balancer du bon gros porno bien crasseux auquel on pourrait donner des titres poétiques tels que « Amatrice suce et avale tout » ou « Brunette sexy baisée par tous les trous ».
En soit, ce n’est pas vraiment mauvais pour un amateur de pornographie brute. Il faut se dire que Ardem est à Dynamite ce que Media 1000 est à la Musardine, une branche annexe dans laquelle on ne s’encombre pas d’érotisme subtil, mais où l’on va directement à un coït sans fioritures.
Il faut reconnaître que pour sa série Chantages, le scénario est plus conséquent bien que très classique. Héléna, mère célibataire d’une ado de dix-huit ans, dirige une filiale d’un grand groupe d’informatique. Tout se passe pour le mieux jusqu’au jour fatidique où quatre de ses collaborateurs découvrent le passé sulfureux de leur patronne. Pervers
Un érotisme subtil et délicat
accomplis, ils décident alors de la faire chanter. Elle devra se plier à leurs caprices, appartenant à chacun d’entre eux durant 24h, soit 96h où elle sera une esclave et subira les pires outrages que les quatre hommes puissent imaginer. Dans ce premier tome, outre la présentation des personnages, on assiste à sa première journée d’humiliation avec déjà un beau florilège d’actes dégradants.
Tout cela pourrait avoir un sens ou du moins un certain intérêt, une descente aux enfers pouvant fasciner le lecteur, si toutefois les dialogues honteux dignes d’un mauvais porno amateur servis par un dessin rebutant n’étaient pas au rendez-vous. Ardem, en allant à l’essentiel, ne prend pas le temps de s’attarder sur les détails de l’anatomie des personnages. Les visages sont parasités par une surabondance de traits tandis que les divers fluides sont trop gras et manquent de réalisme. C’est bien dommage car il manque peu de choses pour en faire un ouvrage honorable, très cru, certes, mais qui ne manquerait pas d’attraits.
On voit parfaitement pourquoi il existe un débat souvent stérile entre ce qui est pornographique et ce qui est érotique. Ici, pas de doute, c’est de la pornographie, et en fait ce n’est pas ce qu’il y a de mieux.

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