8/10Les Carrés - Tome 3 - Carré blanc

/ Critique - écrit par plienard, le 28/09/2010
Notre verdict : 8/10 - Monochrome de Whiteman ! (Ecrivez votre critique)

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Kaz part en Russie pour tenter de récupérer le troisième carré de Boskovitch. Ce dernier épisode respire la tranquillité, malgré les péripéties.  

Kazimir Doen, dit kaz, est toujours à la recherche du troisième tableau de la trilogie de Boskovitch. Les renseignements qu'il obtient le mette sur la piste du général russe Kissof, maintenant décédé et dont le fils, mafieux notoire, Dimitri serait en possession de l'œuvre d'art. Le problème serait assez simple, si le tableau n'était pas volé, juste après la visite et l'offre d'achat de Kaz qui se retrouve avec deux problèmes : échapper aux deux sbires du mafieux qui croit que c'est le voleur, et retrouver le tableau.


Kaz est un ancien flic, solitaire et un peu dépressif. Ne supportant pas la hiérarchie, il se met à son compte comme détective spécialisé dans les œuvres d'art. son premier contrat sera pour le centre Pompidou qui le missionne pour rechercher la trilogie de Boskovitch qui représente tout simplement trois carrés, un noir, un rouge et un blanc. Dans le premier album, Kaz va retrouver le premier carré en Centrafrique (Carré noir),. Dans le deuxième tome, il va aller le chercher en Californie, dans une exploitation viticole (Carré rouge) . Comme on peut le voir, la couleur du carré a un lien direct avec les décors de l'action. Ici le troisième tome, le carré blanc se trouve en Russie, puis en Finlande.

Ce qui ressort de cet album, c'est une sensation étrange de tranquillité, de calme et de grande paix à l'image du mode de vie de Ivalo, le « tuteur de Yevgueny, petit fils de Dimitri. Et cela contraste avec le monde mafieux qui est fait de brutalité, de rapidité, de cris. Deux mondes s'opposent. Mais on suit cette aventure paisiblement. Bien sûr, il y a quelques moments forts, comme la mise à tabac de Kaz, ou sa tentative de congélation par les deux sbires de Dimitri qui donnent du mouvement et de l'entrain à l'action. Mais l'histoire est une belle histoire émouvante sur la fraternité et la paternité, où on en apprend un peu plus sur notre héros.


Si au niveau scénario (Eric Adam), on est ravi, le dessin quant à lui fait parfois preuve d'une certaine faiblesse. Notamment les cases qui demandent de nombreux détails ou sur les plans de loin. Cependant, cela n'enlève en rien à la qualité générale de l'album. Olivier Martin arrive à nous faire passer les émotions de chaque personnage. Kaz, copie fidèle de Jean Réno dans Léon, ou dans les rivières pourpres, pour son calme et son assurance est très représenté. Les deux sbires, tout d'abord très violents s'avèrent vite être moins efficaces et plus comiques (dans leur action). Ils donnent un côté moins dramatique de certaines scènes. C'est bien vu et assez efficace.

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