8.5/10Les Carnets de Darwin - Tome 2 - La mort d'une bête

/ Critique - écrit par plienard, le 19/02/2011
Notre verdict : 8.5/10 - Le chaînon manquant (Ecrivez votre critique)

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Le travail va reprendre sur le chantier ferroviaire, mais tout le monde sait bien que rien n’est réglé. La population va alors s’en prendre à la secte de Caddel Afferson qui vit dans les bois et qui annonce le retour des dieux celtiques.

Après les événements du tome 1, la reprise du travail sur le chantier ferroviaire est votée bon gré mal gré. Mais le ressentiment ne cesse de monter, en particulier contre la secte qui vit dans les bois.
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Certains membres sont alors pris à partie lorsqu’un père ramène sa fille morte et complètement lacérée. Charles Darwin est alors appelé pour identifier la raison de sa mort. Contraint entre sa raison et la sécurité publique, il va chercher à calmer les esprits. Mais le sien est-il aussi serein qu’il le laisse penser ?

Deuxième album du triptyque très attendu de Runberg (scémario) et Ocana (Dessin), on n’est pas du tout déçu du résultat. Le premier album nous avait mis l’eau à la bouche, le second nous abreuve de retournements de situation et de scènes particulièrement spectaculaires. Le suspens augmente d’un cran supplémentaire, avec notamment, les scènes d’attaque des griffus. Ocana réussit à simuler leur puissance et leur rapidité d’exécution avec facilité et par des traits, des ombres ou encore des bouts de doigts qui tombent. Tout est très réaliste. Les corps mutilés sont impressionnants. Leurs représentations sont quelquefois dures à regarder. Le tout est fait avec des couleurs superbes (Tariq Bellaoui). La forêt est inquiétante à souhait, le gourou Caddel Afferson complètement illuminé, Darwin commence à nous poser des questions. Le tout est rendu par une luminosité incroyable. On se croirait au cinéma.


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L’histoire aurait pu juste être une histoire de monstre inhumain massacrant la population. On fait venir un grand scientifique (Charles Darwin) pour cautionner l’intrigue et donner une explication crédible. On a alors une bonne histoire. Pourtant, Runberg ne s’en tient pas là. Il complexifie son scénario avec un Charles Darwin des plus étranges. On sait qu’il n’a pas les coudées franches et que tout ce qu’il découvrira ne sera pas toujours à révéler. Pourtant, il semble bien qu’il y ait d’autres problèmes qu’il le concerne. Et tout ceci ne serait pas efficace si le dessin d’Ocana ne reflétait pas correctement les sentiments du scientifique et son embarras lorsqu’il rencontre une prostituée en présence de Miss Dickinson. L’homme semble bien avoir plusieurs personnalités.

Le seul bémol vient justement de Miss Dickinson dont on ne voit pas trop l’intérêt de sa présence dans l’histoire. Cette suffragette en puissance n’apporte rien et semble être la jolie potiche (à fort caractère) nécessaire à toute bonne histoire effrayante. N’émettons, cependant, pas d’avis définitif et attendons d’avoir le troisième et dernier album avant d’être catégorique.

Ocana, non content de nous dessiner des scènes fantastiques et réalistes - il nous gratifie d’un griffu pleine page tout à fait impressionnant – arrive à nous faire ressentir les sentiments des personnages de façon naturelle. C’est encore un espagnol ce qui me persuade un peu plus de l’excellence des dessinateurs de ce pays. L’album est réellement parfait. Il ne manque qu’une chose : la fin !

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