4/10Bunker - Tome 3 - Réminiscences

/ Critique - écrit par riffhifi, le 29/01/2009
Notre verdict : 4/10 - Bunker et mini-sens (Ecrivez votre critique)

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Réminiscences des tomes 1 et 2 : Bunker était déjà anémique. Rien de vraiment mauvais dans cette série soignée, on ne peut pas même lui reprocher d'être banale. Mais dans une série impliquant des soldats et du surnaturel, on pouvait espérer minimum de nervosité.

Bien que la collection Empreinte(s) se soit discrètement fait la malle entre 2008 et 2009, Dupuis continue les séries du label en mode « nature ». Bunker de Bec et Betbeder (et Genzianella depuis le tome 2) revient donc pour un troisième tome qui sert de centre à la série. Plus que deux.


Reprenons : dans un futur assez proche, Aleksi Stassik (le héros fadasse aux cheveux blonds-blancs) fuit l'armée pour découvrir ses origines, qui devraient lui en apprendre de belles sur ses pouvoirs paranormaux. A en croire les pages de garde, il est entouré d'une galerie de seconds couteaux nommés Iosef Ievtikh, Anika Borodine, Zoltan Velikic (manifestement dessiné d'après la trogne de l'acteur Robert Duvall - on soupçonne d'ailleurs la plupart des personnages d'avoir un modèle cinématographique), Antaras, Derleth Al-Hazin, La Kahena, Iasko et Chertok, mais pour être honnête, l'auteur de ces lignes doit faire une confession honteuse : deux heures après la lecture de l'album, j'étais incapable de savoir qui était qui, et encore moins de quoi parlait l'intrigue. Le phénomène n'est pas nouveau, puisqu'il s'est déjà manifesté à la lecture des deux tomes précédents... Le point positif, c'est qu'il devient nécessaire de lire l'album plusieurs fois pour pouvoir en parler ; le problème, c'est que le souvenir s'en efface chaque fois assez vite, de façon relativement inexplicable.

Le dessin de Nicola Genzianella, sans présenter d'imperfections notables, reste froid et peu immersif, au service d'un récit dont on se désintéresse facilement faute d'évènements marquants. Par rapport au tome précédent, Réminiscences a l'avantage de se concentrer sur l'aspect fantastique, à l'aide de flash-backs et Robert Duvall ?
Robert Duvall ?
d'apparitions surnaturelles. A défaut d'être emballés, on a l'impression d'aller quelque part, avec l'espoir que les deux derniers tomes sauront faire monter une sauce qui peine apparemment à prendre.

A vouloir éviter l'aspect blockbuster bourrin, la série semble souffrir de sa propre subtilité, qui l'empêche de rentrer dans le lard du sujet. Trop de finesse résulte en une impression de mollesse, sauf peut-être dans la mise en couleur habile qui oppose sans forcer le ciel chaud du présent aux tons blafards du passé ; la scène nocturne finale livre également une belle opposition orange/bleu. Les yeux seront également satisfaits par les décors que Genzianella représente avec talent, qu'il s'agisse de la montagne de la page 6 ou de l'institut en pages 42-43. Un peu maigre.

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