9/10Buddy Longway - intégrale n°4

/ Critique - écrit par plienard, le 04/02/2011
Notre verdict : 9/10 - Loin des yeux, mais toujours près du cœur (Fiche technique)

Buddy Longway cherche à rejoindre sa famille mais divers événements vont retarder leurs retrouvailles. Cela fait déjà un an qu’il ne les a pas vus.

Cette quatrième intégrale regroupe les albums 13 à 16, à savoir Le vent sauvage, La robe noire, Hooka-hey et Le dernier rendez-vous. Et comme les trois premières, elle est assortie d’un dossier qui parle, ici, du rôle de la femme, de chinook en particulier, dans la série de Buddy Longway.

Le vent sauvage

Buddy est pris dans une tempête, en plein milieu de la forêt des géants. Soudain, une forme apparaît devant lui. Le vent étant si intense qu’il ne perçoit pas ce que cela peut être. Il croit avoir eu une hallucination. Il décide alors de s’abriter, et finit par s’endormir. Plus tard, il est réveillé par une bonne odeur de café.

La robe noire


Couverture de l'intégrale.
Buddy emmène les colons hongrois à travers le pays indien. Ils s’aperçoivent peu à peu qu’ils sont suivis. Un cheval disparaît, ainsi que de la nourriture. Buddy va devoir agir et tendre un piège au(x) mystérieux(x) poursuivant(s).

Hooka-hey

Si traverser les territoires indiens peut être dangereux, ce n’est pas forcément à cause de leurs propriétaires ancestraux, mais aussi en raison de leurs futurs propriétaires, l’homme blanc, ou en tout cas la tunique bleue.

Le dernier rendez-vous

Après avoir échappé par plusieurs fois à la mort, Buddy trouve refuge dans un village où une vieille squaw l’attendait. Cette vieille dame qui semble à moitié folle connaît le père de Buddy.

Buddy cherche à retrouver les siens, ayant été séparés dans les albums précédents. Mais l’auteur ne l’entend pas de cette oreille. Il va lui faire traverser des épreuves avant de les réunir. Dans l’album Le vent sauvage, c’est justement le Chinook (vent sauvage en indien et nom de sa femme) qui empêche Buddy Longway de poursuivre son chemin et lui fait sans cesse à la femme qu’il aime. Pourtant malgré cela, n’écoutant que sa gentillesse, il va aider les deux colons hongrois à traverser le pays des Crees.


DR.
A la lecture de l’intégrale, plusieurs choses sautent aux yeux. Tout d’abord, l’amour de Buddy pour sa femme Chinook et pour sa famille. Au point qu’il devient presque obsessionnel au fur et à mesure des albums. Mais c’est ce qui lui donne le courage de traverser toutes les épreuves. Si l’on a déjà parlé, pour l’
intégrale n°2 de la qualité des dessins et la manière dont Derib a initié de nouvelles façons de dessiner et d’organiser la page, on voit ici qu’il manie son style avec maestria. On est souvent bluffer par ses dessins qui font parfois une page complète, voire deux pages (comme les bandes sur deux pages avec les bisons). Que dire aussi des chevaux dessinés par le suisse. On se croirait au cinéma, en train de regarder Danse avec les loups. Concernant les intrigues, on découvre le passé de Chinook et de Buddy. On apprend comment ils se sont rencontrés, qui est le père de Buddy et ses origines. Ensuite, fait assez rare dans la bande dessinée, le héros vieillit (je vous rappelle que la série arrête à l’album n°20), ses enfants grandissent. Mais rien n’est fait de façon brutale. Ce sentiment est aussi renforcé par l’évolution négative de la condition des indiens. Leurs terres sont peu à peu volées, les conflits sont de plus en plus nombreux.

Après cette intégrale, il en restera une à paraître et la boucle sera bouclée. On quittera donc ce héros comme un ami dont on sait qu’on ne le verra plus. Mais avant d’être triste, réjouissons-nous de la prochaine à venir.