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8.5/10Blanche Epiphanie - Intégrale tome 3

/ Critique - écrit par Maixent, le 16/10/2016
Notre verdict : 8.5/10 - Des spaghetti pour Zorro (Ecrivez votre critique)

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Troisième tome de cette tétralogie reprenant l'ntégrale de Blanche Epiphanie, nous partons après l'Europe et l'Afrique dans les recoins les plus rudes de la récente nation des Etats Unis d'Amérique, le Far West. On est donc proche du Western classique avec tout ce que cela implique de parodies et de clichés comme savent si bien les manier Lob et Pichard. 


Défendar et Zena au bain

 

Dans le tome précédent, Blanche, sous l'emprise hypnotique et néfaste de Giuseppe Balzamore était entrainé par celui-ci vers un destin sans doute tragique tandis que ce pauvre Défendar, effacé de l'esprit de sa protégée par l'infâme se voit arrêté par la police new-yorkaise, accusé, évidemment à tort, d'un incendie criminel. Parallèlement, il y avait déjà de l'eau dans le gaz entre l'ignoble Adolphus et sa ravissante maîtresse Morena, mais cela arrive plus en détail dès maintenant. 

Ce troisième tome s'ouvre donc sur ces deux là. Morena, lassée de l’obsession de son riche amant pour Blanche se retrouve dans les bras d'un amant encore plus riche et surtout plus jeune. Adolphus, détruit, repart donc pour la France, abandonnant Morena à son heureux sort mais nous n'en entendrons plus parler dans le reste de l'album, l'action étant centrée sur Defendar, Blanche, Balzamore et bien sûr de nouveaux personnages tout aussi truculents.  
Caricature et parodie des asiastiques

 

Au fin fond de la nuit surgit un chevalier de noir vêtu, son nom, il ne l'écrit pas, tant il est un peu ridicule, voilà Défendar, protecteur auto-proclamé de Blanche et chantre des valeurs fondamentales de la France. Après moult péripéties, pris pour un autre, il endosse l'identité de Black Rider (pour faire plaisir à la maman de celui-ci), fameux hors-la-loi qui meurt après avoir aidé Défendar à sortir de prison. Puis, il retrouve enfin ceux qu'il a pourchassé à travers tout le pays dans un bar miteux réunissant filles à la cuisse leste, joueurs invétérés et buveurs chevronnés. En effet, de magicien, Balzamore est devenu joueur, sorte de Maverick tricheur et peu scrupuleux, tandis que Blanche passe ses journées à attendre dans une misérable caravane le retour de son homme. Mai pourquoi ne pas quitter cet homme infâme et des faiblesses tels que le jeu ? Tout simplement parce que, ô stupeur, notre héroïne n'est plus vierge, portant en son sein le fruit du péché, ce qui plonge Défendar dans une rage folle avant de s'évanouir, les nerfs trop éprouvés. Il sera alors receuilli par Zena, fille de joie au grand coeur et maîtresse de Balzamore. Ensemble ils partiront sur les traces des deux pêcheurs partis chercher fortune à San Francisco où Defendar n'aura de cesse de rétablir la vertu de Blanche en organisant un mariage en bonne et dûe forme. Toute la troupe, excepté Balzamore, disparu après le grand tremblement de San Francisco partira ensuite pour l'Europe. 
Encore un tome riche en péripéties improbables mené tambour battant non plus par Blanche qui finalement ne sert plus à grande chose si ce n'est d'être un objet narratif. Le grand héros du récit est véritablement Défendar, ridicule avec ses valeurs désuètes, mais conférant au récit des rebondissements à n'en plus finir. C'est lui qui confère tout le rythme à l'ensemble et est finalement le personnage le plus attachant. Car même si Blanche est souvent les tétons à l'air, cela ne suffit pas. D'ailleurs au niveau de l'érotisme, le lecteur peut se sentir lésé. A part Zena qui met en avant ses atouts physiques, tout le monde est très pudique en particulier Défendar, se ridiculisant encore une fois en refusant de changer de vêtements. 

Ce troisième tome confirme le caractère inclassable de BLanche Epiphanie, de moins en mois érotique, et de plus en plus drôle, allant vraiment vers la parodie et l'outrance. Il n y a qu'à voir l'image de la communauté asiatique pour le comprendre. Les auteurs se servent de tous les clichés possibles que ce soit, la natte, l'accent, les dents en avant et bien sur le rire dabolique. L'histoire prenante et rocambolesque est vraiment la base du récit dans lequel les auteurs s'amusent à tout exagérer et transmettent cet humour avec talent. 

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