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8/10Beba - Lady Brown

/ Critique - écrit par Maixent, le 13/03/2016
Notre verdict : 8/10 - Be bad (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Des situations érotiques d'exception pour une héroïne sans limites

Après avoir gagné le concours de la plus grande suceuse dans le premier tome, puis s’être essayé aux films  X dans le deuxième, Beba entre maintenant de plein pied dans le monde du SM.


Une suspension inédite

 

Dans les précédents opus, le thème était déjà plus qu’évoqué mais on arrive maintenant au niveau au-dessus. Ici, tous les codes du SM vont être abordés sans aucun tabou. On savait déjà que Beba avait des tendances soumises assez poussées mais on accède ici à l’extrême. Déjà que le deuxième tome inaugurait de pratiques assez poussées, le troisième tome présente une série de tableaux d’une violence certaine mais traités avec humour et intelligence.

Dans un premier temps, Beba se produit dans un cabaret érotique, mettant en avant ses qualités élastiques et son gout pour le bondage. Capable de s’enfoncer dans l’anus des gods de dimension indécente, le tout saucissonnée et frappée par ses camarades de jeu. On est déjà dans des situations très explicites mais le tout bascule d’autant plus vers un univers  plus sombre lorsqu’elle fait la rencontre de Lady Brown qui l’intègre à sa petite famille composée d'elle-même, de Sir Darcy et de leur petite chienne que Beba aura en charge de sortir tous les jours pour l’éduquer. Que l’on se comprenne bien, il ne s’agit pas d’une chienne au sens premier mais d’une soumise tenue en laisse. Beba sera par la suite, évidemment, livrée aux pires atrocités pour son plus grand plaisir. Mais peut-on vraiment parler d’atrocités car ici aucun jugement négatif, ni une vision déviante des pratiques sadomasochistes. Juste une manière différentes d’appréhender la sexualité le tout traiter sur un ton badin et naturel.
Portrait de famille

 

En ce qui concerne les fetsihs évoqués, tout y passe. Impossible de faire une liste exhaustive ici, mais l’album pourra ravir tous les fans. On a le droit à l’humiliation, le bondage, le footfetish, la torture à la cire, l’infantilisation, la scatophilie, la suspension, la frustration, le travestissement, etc. La liste est longue. Le tout avec le materiel adéquat faisant pâlir d’envie les amateurs. En effet, Baldazzini met à la disposition de son héroïne un équipement qui n’a de limites que son imagination. Ainsi les vêtements sont ici surreprésentés avec un choix de lingeries et de chaussures à talon improbable. Mais cela n’est rien face à la diversité des instruments de torture et de plaisir utilisés sur la personne de Beba. Un véritable catalogue est mis ici à disposition de manière ingénieuse. Transformer quelqu’un en punchingball à partir d’une suspension est une idée à méditer…

Au niveau du dessin, chaque case est travaillée comme un tableau de théâtre. Un arrêt sur image qui laisse le temps au spectateur de s’immerger totalement dans la scène. Une scène faussement épurée par le trait fluide de l’auteur et les contours marqués de ses personnages. Travaillant toujours dans le style dessin animé, avec une quasi absence de décors, surtout présents pour mettre en valeur les ombrages, Baldazzini sait attirer l’œil et ne pas détourner l’attention de ce qui compte vraiment, cette excitation intense, qui ne laisse personne indifférent face à son dessin précis et élégant. 

Avec ses créatures androgynes venues d’ailleurs, Baldazzini répond à une fantasmatique interne et troublante. Beba devient alors une figure étrange et fascinante qui pourrait continuer à jouir et faire jouir à l’infini.

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