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6/10Il faudra me passer sur le corps

/ Critique - écrit par Maixent, le 24/11/2019
Notre verdict : 6/10 - La sensualithé (Ecrivez votre critique)

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Le thé comme déclic

Katia Even, devenue une figure importante de la bande dessinée érotique contemporaine en seulement une dizaine d'année revisite ici le mythe de la secrétaire de manière survoltée et délirante. On l'avait connue mystique dans La Déesse, humoristique dans Le plastique c'est fantastique, dramatique dans Inguinis ou encore fantastique dans Le peuple des brumes, on la retrouve dans un nouveau registre, accompagnée par Sergio Bleda, auteur reconnu du monde de la bande dessinée pour ses différents travaux, porteur d'un style graphique sublime et reconnaissable entre tous.


Toujours en retard

 

On suit donc Lucile, sémillante secrétaire dans son quotidien et son travail. Cette petite boule d'énergie aux cheveux roses et à la plastique pulpeuse, toujours survoltée, est un cador dans sa branche, capable de faire signer n'importe quel contrat a n'importe qui. Elle a cependant une faiblesse, une addiction puissante à un certain thé. En effet, ce thé vietnamien canalise un peu ses pulsions sexuelles, la faisant osciller de lascive à surexcitée mais les questions de réapprovisionnement, et ce déséquilibre brutal qui s'opère dans sa libido la perdent petit à petit, la poussant à vouloir quitter son job pour partir au Vietnam pour vivre d'amour et de thé. Elle cherchera donc à se faire licencier par tous les moyens, prête même à quitter son patron et sa femme avec lesquels elle entretient une relation charnelle et passionnée entre deux clients.
Séance de travail avec la boss

 

 

 

Si le scénario est assez confus, voir peu compréhensible, le dessin, lui, est véritablement remarquable et permet de focaliser l'attention du lecteur. Lucille est difficile à suivre dans ses changements émotionnels et sa boulimie sexuelle. Tout va trop vite dans une ambiance surexcitée, ce qui fait que l'on décroche un peu à un certain moment. Par opposition, le dessin, sans être par trop structuré, accompagne ce trop plein d'adrénaline par des cadrages maîtrisés et des qualités graphiques indéniables bien que subsistent des traces du crayonné qui donnent un certain mouvement. En clair, le dessin est vraiment réussi et sauve l'album.


La routine du matin

 

On a donc une héroïne sympathique, un peu fofolle, une relation en trio assez bien menée avec ce qu'il faut d'humour et d'érotisme, un crayonné magnifique mais c'est cette histoire de thé qui pose le plus problème. Par certain moment on se croirait dans Hyper Tension version cul et on a juste besoin d'une pause pour s'attarder sur la beauté des courbes et des plans, ce que le scénario ne nous laisse pas trop faire. Il ne s'agit pas d'un mauvais album, il y a une volonté d'originalité et de vraies qualités, mais on reste quand même dubitatif et pas entièrement convaincu par le résultat final.

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