Soleil : Les ogres Dieux T3, Les contes macabres T2, Nils T3

/ Critique - écrit par plienard, le 24/12/2018

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Contes de Noël ...

Les ogres Dieux - Tome 3 : La Grand homme - note : 8,5/10

L'univers ogresque d'Hubert, mis en dessin par Gatignol, continue de nous émerveiller, s'enrichissant d'un nouveau tome mais surtout de nouveaux personnages dignes des plus grands contes.


© Soleil 2018.

 Ici, la chute des Ogres a provoqué la fuite de Petit et de son ami Sala qui ne rêvent que d'une chose : vivre en paix. Mais les hommes du Chambella, menés par un certain Sol, ne peuvent pas laisser fuir celui qui pourrait prétendre au trône. Ils ont réussi à capturer Sala, et blessé Petit. Mais celui-ci est sauvé par Lours, un homme mystérieux au passé riche d'expériences.

Peu à peu on découvre l'autre versant du monde des Ogres. Si dans le premier tome, on avait découvert la généalogie des Ogres-Dieux, dans le second, c'est l'émergence de Petit et de la dégénérescence des Ogres qui a aboutit à la révolte du peuple. Dans ce troisième tome, l'ancien monde est en train de disparaître et la lutte des hommes pour leur liberté devient plus criante. On découvre ainsi l'histoire de certains de ces hommes dont Lours.

Et c'est encore un livre magnifique, à l'ambiance gothique et médiévale, que les deux auteurs nous font découvrir. L'univers développé ne cesse de s'enrichir. Seul le prix peut repousser un lectorat n'ayant pas toujours les moyens, mais qui en aura pour son argent entre une BD et un conté médiéval d'une grande originalité.

 

Nils - Tome 3 : L'arbre de vie - note : 6/10

Nils est un triptyque aux éditions Soleil, dans la collection Métamorphose, qui prend fin avec ce troisième tome. Une conclusion d'une beauté graphique assez époustouflante, mais qui souffre d'une complexité dans la représentation des mondes et d'un scénario sibyllin.


© Soleil 2018.

 En effet, Nils est censé être l'élu, celui qui va sauver les mondes des Humains et des Dieux, guidé par la déesse Verlandi. Mais il doit faire le choix entre celui e sauver ses proches, ou de les sacrifier au profit des mondes.

Je ne saurais trop vous recommander de revoir les deux premiers tomes (parus en 2016 et 2017) pour vous imprégner complètement de l'ambiance et de vous immerger complètement dans cette fable écologique, mélange de légendes nordiques et d'univers à la Myazaki.

On applaudit aussi, des deux mains, les dessins envoûtants d'Antoine Carrion, à qui on doit aussi le diptyque Temudjin, chez Daniel Maghen.

 

Les contes macabres - volume II - note : 8/10

Benjamin Lacombe revient avec le deuxième volume des contes macabres, toujours consacré à des nouvelles d'Edgar Allan Poe. Si le volume I s'attachait à ne raconter que des nouvelles avec des sujets féminins, ici, ce sont les personnages masculins qui ressortent par des histoires sombres, dans un ambiance teintée de fantastique voire de merveilleux.


© Soleil 2018.

 On commence avec le baron de Metzengerstein - ennemi juré de la famille du comte de Berlifitzing - , viendra ensuite une histoire d'amour dramatique entre un narrateur et la diaphane Eléonora ….

C'est au total six nouvelles dont le roi Peste et Un manuscrit trouvé dans une bouteille, récompensé à l'époque par un prix en 1833 et qui fit une petite renommée locale à Poe.

Benjamin Lacombe ne dessine pas, il illustre ce recueil de ses dessins dignes de l'influence d'un Tim Burton, à l'esthétisme victorien. C'est d'une beauté morbide, sans jamais être malsain, et cela convient à l'ambiance élégante et générale du livre. Un bel objet à offrir (encore plus à Noël).

 


Les couvertures des 3 albums - © Soleil 2018.

 

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