Soleil : No body T3, Vidocq T2, Le Fulgur T2, 1940 et si la France avait .... T3

/ Critique - écrit par plienard, le 12/12/2017

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Vidocq - Tome 2 : Le complot Napoléon - note : 7/10

Vidocq est un ancien bagnard, mais surtout, il est maintenant devenu un vrai flic. Accusé à tord pour le bagne, il prend une revanche en luttant contre le crime grâce à ses connaissances du milieu. Mais il ne fait pas l'unanimité, malgré ses réussites et ses méthodes déplaisent. Et notamment à Javert qui va pourtant utiliser plus ou moins les mêmes pour discréditer l'ancien bagnard en faisant accuser un de ses hommes de main. Vidocq va tout faire pour blanchir son agent et va découvrir une affaire beaucoup plus sensible qui touche à la sécurité de l'empereur.


© Soleil 2017.

 C'est une enquête rondement menée que nous propose Richard D. Nolane et dessinée par Sinisa Banovic. Le personnage de Vidocq est charismatique, même s'il a tendance à avoir trop facilement raison. Cette petite histoire (l'arrestation d'un agent de Vidocq) qui amène la grande (le complot contre l'empereur) est plutôt bien vue et apporte un peu de complexité à l'intrigue.

Le dessin de Banovic est acceptable et nous plonge dans le début du XIXe siècle et de l'empire assez facilement. On se croirait chez Victor Hugo ou Balzac avant l'heure.

 

1940, et si la France avait continué la guerre - Tome 3 : La riposte - note : 7,5/10

Ce tome 3 vient clore la série de façon magistrale et émouvante. Série uchronique s'il en est, où on imagine les évènements dans le cas où la France n'aurait pas capitulé, on a suivi trois personnages - Jules, Yvon et Marianne - qui ont le point commun d'être aviateurs et de refuser d'admettre que la France a perdu la guerre. Au pire, pour eux, leur pays a perdu une bataille, et ils ne sont pas les seuls à le penser.


© Soleil 2017.

 Ce triptyque est adapté des deux romans de Jacques Sapir, Franck Stora et Loïc Mahé - Et si la France avait continué la guerre, 1940 et 1941-42 - qui faisaient un peu l'état des lieux des forces en présence et extrapolaient les conséquences d'une non-reddition. Jean-Pierre Pécau et Jovan Ukropina offrent un beau récit avec des personnages forts et émouvants. Amitiés et amours édulcorent cette histoire patriotique et sans doute un "poil optimiste" sur la réaction possible et surtout les résultats d'une contre-attaque alliée.

Pourtant, on y prend plaisir et on se plaît à rêver que notre nation aurait pu être courageuse et déterminée face à l'adversité. On a entre les mains une bonne BD de guerre avec ce qu'il faut de panache, de patriotisme. Après, à chacun de se faire une opinion sur les possibilités de cette vision.

 

No body - Épisode 3 : Entre le ciel et l'enfer - note : 7,5/10

Récemment récompensée du prix de la meilleure série francophone de "BD Polar" au 22ème festival de polar de Cognac, No body, prévue en quatre tomes, par Christian De Metter offre un troisième livre parfaitement prenant.


© Soleil 2017.

 Si les premières pages paraissent incongrues par rapport au sujet - la psychologue Béatrice Brennan confiant quelques souvenirs personnels de son enfance à un ami policier - cela a le mérite de présenter ce personnage, de mieux la connaître. Alors que le personnage principal, l'homme dont elle doit faire le profil psychologique, s'est déjà vu consacrer deux tomes et on ne peut pas vraiment dire qu'on arrive à bien le cerner. Affabulateur ? Névrosé ? Dépressif ? Cynique ? Violent ? Désoeuvré ? les adjectifs ne manquent pas mais aucun ne semble réellement le décrire.

Dans ce troisième tome, l'homme a quitté le FBI après plusieurs missions d'infiltration particulièrement éprouvantes dont la dernière qui se termine dans un bain de sang. Il s'engage alors dans la police d'un petit patelin et semble avoir trouvé un équilibre même si c'est un peu trop pépère à son goût après ce qu'il a connu. Mais le meurtre d'une jeune fille va bousculer les habitudes.

On quitte les affaires d'état pour un récit avec un sérial-killer. L'homme n'a visiblement pas de chance dans ses relations sociales et fait face aux pires réalités de la société. De quoi devenir particulièrement dérangé. 

Ce nouveau livre est bien maîtrisé et arrive à nous surprendre jusqu'au bout malgré une histoire de tueur en série plutôt traditionnelle. Une réussite de Christian De Metter.

 

Le fulgur - Tome 2 : - note : 7,5/10

Cette nouvelle série de Christophe Bec est un savant mélange de Jules Verne et de Arthur Conan Doyle. On pourrait croire à une antépénultième copie, mais cela serait faire injure à la qualité des auteurs dont Dejan Nenadov qui offre une belle qualité de dessins.


© Soleil 2017.

 Le Fulgur est un sous-marin révolutionnaire dont la construction avait pour but de récupérer un fabuleux trésor englouti au fond des mers. L'expédition tournera court lorsqu'un tremblement de terre ensevelit le sous-marin et ses occupants qui se retrouvent enfermé dans une grotte. Plus qu'une seule option s'offre à eux : trouver la sortie. Mais au cours de leur recherches, ils vont faire des découvertes incroyables et se retrouver face à un mosasaure, un monstre sortit de la nuit des temps. Le combat sera épique et après cet affrontement, le problème reste entier mais encore plus urgent : sortir de cette caverne. Mais Kens, qui a financé le projet, ne perd pas de vue son objectif initial : retrouver le trésor.

Le récit alterne entre situation dramatique et espoirs soudains. cela donne du rythme au récit et quelques surprises seront étonnantes. De quoi pimenter encore un peu plus la suite.


Les couvertures des 4 albums - © Soleil 2017.

 

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