Nains T3, Odyxes T2, Oracle T7

/ Critique - écrit par plienard, le 08/04/2016

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Trois séries thématiques qui font toute la richesse du catalogue des éditions Soleil.

Nains – Tome 3 : Aral du temple – note : 8/10

Jarry continue son exploration du monde Nains. Pour cette aventure, il est accompagné de Paolo Deplano et il est connu notamment pour son travail sur les Exilés d'Asceltis. Après les guerriers de la Forge et les assassins du Talion, ce sont les "intello" du Temple qui vont intervenir.


©Soleil édition 2016.

Ainsi, le jeune Aral doit suivre bon gré mal gré son maître pour enquêter sur un étrange mal qui contamine une cité naine. L'occasion rêvée pour l'aventure ? Pas pour Aral qui préfère les bibliothèques aux luttes sanglantes. Mais il va prouver petit à petit qu'il est, lui aussi capable, de combattre. De plus, il va démontrer que son cerveau est un outil aussi important que ses muscles. Cela dit, le côté intellectuel du personnage se traduit par de nombreuses descriptions et autres passages à lire. De même, la trame globale de Jarry est difficile à cerner pour le moment. On découvre chaque ordre mais ce qui les relit est encore obscur. Cependant, il est intéressant de noter une chose : le rapport ombre/lumière de la saga. En effet, Redwyn et Ordo étaient des personnages sombres qui ont finit par rejoindre le chemin de la lumière. Aral suit un parcours inverse. Il est innocent et de bonne composition. Cependant, les évènements vont petit à petit l'entraîner sur un chemin sombre que je vous laisse découvrir.
Graphiquement, la saga continue d'être aussi précise et magnifique. Les grandes architectures naines seront à l'honneur dans cet épisode. Un bon épisode qui augure de bonnes choses pour la suite.

 

Odyxes – Tome 2 – note : 7/10

Odyxes, c’est le nom du nouveau personnage imaginé par Christophe Arleston. De son vrai nom Oscar Rimbaud, cet étudiant en médecine va se retrouver dans l’Égypte antique à devoir aider le pharaon – ancien colonel yankee -  à faire la guerre et conquérir le monde à l’aide d’armes qui n’existent pas encore. Odyxes/Oscar se trouve face à un cas de conscience.


©Soleil édition 2016.

Christophe Arleston montre, en s’éloignant des histoires d’héroïc-fantasy et du monde de Troy, qu’il a un incroyable talent de conteur. Ce récit où les dieux jouent avec les hommes a quelque chose d’original. En mélangeant les dieux égyptiens, grecs, nordiques, indiens, les possibilités semblent immenses et cette histoire complète en deux tomes nous laisse espérer que d’autres « jeux divins » restent possibles.

Une bonne histoire doit être servie par un bon dessin pour pouvoir exprimer toutes ses qualités. Et Steven Lejeune est sans doute l’homme de la situation. Le dessinateur de la série TDB (Trop de bonheur chez Delcourt) montre  une réelle qualité à mettre en images cette histoire.

 

 

Oracle – Tome 7 : Le clairvoyant – note : 6/10

C’est une certaine confusion qui accompagne ce septième album de la série Oracle aux éditions Soleil. Habitué à lire les récits d’Homère l’aveugle que l’on retrouve dans tous les albums, et qui relatent d’oppositions entre divinités et mortels, les rôles vont ici s’inverser. C’est bel et bien Homère qui va écouter le récit du jeune et mystérieux Philométis au sujet de deux frères mis au monde avec l’aide de la déesse Héra. L’un, Protogonos, sera fort mais ne verra pas plus loin que le bout de son nez. L’autre, Deuteron, plus chétif, cherchera à connaître le monde. Et si Héra a permis à ces enfants de vivre, c’est qu’il y a une raison.


©Soleil édition 2016.

A l’instar de la série précédente, Odyxes, le tome 7 d’Oracle mélange elle aussi les divinités. Avec cette idée que l’on retrouve souvent dans la bande dessinée qui veut qu’un dieu disparaisse quand il n’y a plus personne pour lui vouer un culte. Ici, Deuteron n’a pas beaucoup d’empathie pour les immortels et n’hésitent pas à les manipuler pour le bien de son peuple.

Un scénario dense d’Antoine Tracqui qui mélange les aventures de l’oracle avec le récit habituel d’un homme s’opposant aux dieux. Sauf qu’ici les rôles sont inversés avec le conteur qui se fait auditeur.  Les dessins d’Emanuela Negrin et Lucio Leoni sont captivants et impressionnants. Mais le récit reste un peu obscur car les intentions des personnages ne sont pas toujours très précises.


Les couvertures des 3 albums - ©Soleil édition 2016.

 

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