Soleil : Mages T1, Orcs & Gobelins T6, Nains T15, Elfes T25

/ Critique - écrit par plienard, le 15/07/2019

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Les Terres d'Arran … en plein Soleil.

Mages - Tome 1 : Aldoran - note : 8,5/10

On pensait le filon des terres d'Arran déjà bien entamé. Mais c'était sans compter sur l'imagination fertile de Jean-Luc Istin et Nicolas Jarry pour nous en mettre toujours un peu plus dans la vue. Après Elfes (25 tomes), Nains (15 tomes) et Ocs & Gobelins (6 tomes), c'est une nouvelle série sur d'autres habitants de ces terres de légendes. Pour ceux qui penseraient tout naturellement aux hommes, cela ne serait totalement idiot mais incomplet. Car les hommes dont il est question ici ont des pouvoirs magiques. Ce sont les Mages. Et après l'affaire "Lah'saa-Slovtan" (voir la série Elfes) - où le mage Slovtan a comploter pour l'extermination des Elfes rouges - les mages ont été obligés de s'asservir à un roi pour ne pas finir emprisonné ou pire.


© Soleil 2019.

 Ce premier tome sert de présentation du nouvel univers qui compte quatre familles - les Elémentalistes, Runiques, Nécromanciennes et Alchimique - et est aussi celui de la première famille avec Aldoran- un élémentaliste, dont on ne connaît pas l'apparence en démarrant la lecture. Car le colosse que vous voyez en couverture se prénomme Tyrom et est un vieil ermite qui a mystérieusement perdu la mémoire. Le jeune Shannon va alors s'intéresser à cet étranger.

Cette nouvelle série flirte légèrement avec Les Maîtres inquisiteurs (une série indépendante des terres d'Arran) où il est aussi question de magie. Les auteurs Jean-Luc Istin et Kyko Duarte, qui ont à eux deux à leur actif des albums d'Elfes, Orcs & Gobelins, démarrent plutôt bien cette série même si on trouve juste que Shannon et Tyrom forment un couple qui rappelle celui d'Heidi et de son grand-père.

 

Orcs & Gobelins - Tome 6 : Ayraak - note : 8/10

Orcs et Gobelins se partagent la vedette pour cette autre série se déroulant sur les terres d'Arran (avec Elfes et Nains, et maintenant Mages). Ici, pas question de pouvoirs magiques, de familles bleu, blanc, rouge, d'ordre du Talion ou autre, on alterne tout simplement Orcs puis Gobelins pour découvrir des personnages mythiques ou emblématiques de ces races  qu'on apprécie généralement guère - ils sont toujours du mauvais côté.


© Soleil 2019.

 Pour ce sixième tome, place à l'orc Ayraak, capitaine d'une troupe de mercenaires, la compagnie du Croc de Fer, et à qui on va confier une mission quasi-impossible : récupérer le rejeton d'un chef de guerre gobelin, prisonnier des elfes Sylvains de l'île des Céliandes. Pour cette mission, il va sélectionner sept de ses meilleurs compagnons, aux talents différents. Mais comme on peut s'y attendre dans ce genre de travail, et d'autant avec des orcs, les complications vont s'accumuler. Et malgré des options toutes étudiées et prévues, des événements et des adversaires inattendus vont se présenter à eux.

Nicolas Jarry s'est adjoint les services du dessinateur espagnol Hervas Millan pour un résultat peut-être moins impressionnant qu'à l'habitude - on commence à avoir des goûts de luxe avec ses séries !. Mais le dessinateur du premier tome d'Androïdes, décide de nous impressionner dès les premières pages par quelques affrontements et champs de batailles. Viens ensuite la présentation des mercenaires et leur mission.

 

Nains 15 - Oboron du bouclier - 8.5/10

Suite et fin pour ce troisième cycle de Nains avec l’ordre du bouclier. Après Tiss et son petit frère (avec le seigneur Abokar en invité de marque), c’est Oboron qui s’y colle. Pour cet album, Jarry et Demare sont de la partie. Une équipe rodée à l’exercice et à cet ordre du bouclier.


© Soleil 2019.

  Vous ne connaissez pas Oboron malgré 14 tomes de Nains ? C’est normal ! Oboron est un soldat du bouclier normal avec une vie normale à ceci près qu’il doit laver l’honneur de sa famille depuis que son père s’est donné la mort. Bref, rien d’insurmontable pour un nain. Là, où ça se corse c’est quand Oboron défend héroïquement ses hommes d’une embuscade elfe, qu’il se fait cribler de flèche, transpercer la paillasse par une lance et qu’il chute dans le vide. Là, ça sent la fin d’histoire pour un nain normal sauf qu’Oboron n’est pas si normal que ça. Il aurait un sang spécial qui fait de lui un berserker. Le début des emmerdes pour Oboron, le début d’une histoire haute en couleurs pour nous. L’histoire est rythmée et ne manque pas de panache. Pas de dialogues à n’en plus finir comme dans certains albums mais une histoire qui enchaîne les séquences d’action et de combat. Certes, nous apprendrons que peu de choses sur les royaumes nains mais nous aurons tout de même une petite info qui fait le lien avec les autres albums (et que je vous laisse découvrir).

Graphiquement, rien à redire non plus, c’est un album impeccable qui prouve toute la qualité de Nains. Les albums passent, la qualité est toujours là. Cet album, par son action, est une bouffée d’air frais qui ne laissera pas indifférent les lecteurs.

 

Elfes - Tome 25 : Vengeance noire - note : 7/10

Dans la famille des elfes noirs, je demande encore et toujours, Gaw'Yn. Dans l'épisode précédent (voir tome 20), il avait perdu son aimée, tuée par les elfes noirs lancés à leurs poursuites. Il avait aussi réussi à se faire accepter par les dragons. Et c'est fort de son désir de vengeance et de son armée de dragon qu'il va attaquer l'endroit où tout à commencé, là où tous les assassins noirs sont formés : la citadelle de Slurce.


© Soleil 2019.

 Christope Arleston - alias Marc Hadrien, auteur des tomes de la famille des Elfes noirs - continue d'exploiter et d'écrire la légende des assassins de Slurce. Encore un récit ambitieux qui ne laisse aucune contrainte à l'imagination. Et dans cette quête où Gaw'Yn veut à jamais s'affranchir de la malédiction des Elfes noirs, c'est Dimat que reprend la relève de Ma Yi (tomes 5 & 10) et Augustin Popescu (tome 15). Le jeune italienne a du talent à revendre et nous offre un début endiablé avec quelques Murth'n Thuns (pour savoir ce que c'est il vous faut avoir lu les autres albums) particulièrement effrayants. Et si la fin est plus classique et moins recherchées dans les détails et le découpage, certaines cases font penser au coup de crayon de Bruno Bessadi sur Zorn & Dirna.

Mais si vous êtes un débutant dans la série, pas d'inquiétude, il n'est pas nécessaire d'avoir lu les autre albums. Il y a bien quelques allusions qui vont vous échapper, mais au pire cela vous donnera l'envie de lire le reste. Et ce ne sera pas une trop grande épreuve, bien au contraire.

 


Les couvertures des 4 albums - © Soleil 2019.

 

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