Soleil : Les Maîtres inquisiteurs T9, Warhammer 40000 T3, Ghost war T1

/ Critique - écrit par plienard, le 06/08/2018

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Science-fiction et héroïc sont de la partie chez Soleil.

Les maîtres inquisiteurs - Tome 9 : Bakael - note : 8/10

Si je vous dis que je vais vous faire l'article pour un album d'héroïc fantasy avec un nain en héros principal, sur un scénario de Jean-Luc Istin, il vous serait facile de croire que ce sont tous les ingrédients pour un nouvel épisode de la série Nains. Le scénariste a semble-t-il un petit faible pour les gens de petite taille car c'est dans son autre série, Les Maîtres inquisiteurs, qu'on découvre un huitième maitre inquisiteur, Bakael.


© Soleil 2018.

 De mystérieux meurtres ont été perpétrés dans le pays Ashinn, où des corps de mineurs ont été retrouvés à moitié dévorés. Et c'est le maître Bakael, accompagné de l'elfe Tanaween, qui est envoyé pour résoudre cette énigme. Et qui mieux qu'un nain pour aller enquêter au pays des nains. D'autant que Bakael va retourner dans son village natal. Un retour qui le préoccupe plus qu'il ne l'enchante étant donné les souvenirs douloureux qu'il y a gardé.

Laci est serbe et ses dernières collaboration avec les éditions Soleil ont surtout portées sur des déclinaisons exotiques de l'univers de Sherlock Holmes (Sherlock Holmes et les vampires de Londres, Sherlock Holmes et les voyageurs du temps,  Sherlock Holmes et le Necromicon). Il dessine ici encore une enquête mais on est loin du détective britannique. On retrouve les caractéristiques des dessinateurs des séries comme Les maîtres inquisiteurs, à savoir un dessin précis et détaillé, prêt à nous en mettre plein la vue avec certains décors grandioses.

Quand au personnage de Bakaël, son passé est en lien avec les événements sur lesquels il enquête et cela va, peut-être, lui permettre de renouer avec.

 

Warhammer 40 000 - Tome 3 : Déchus - note : 5.5/10

Dur dur de garder la tête froide lorsque vient l’heure de la critique d’un titre Warhammer 40 000. L’univers est pour moi si captivant que je pourrais perdre toute lucidité. C’est un peu comme les héros de ce troisième tome surtout que c’est le moment où les révélations vont se faire sur les Dark Angels. Alors, hérétiques ou pas hérétiques nos soldats du futur ? C’est bien ce qui est prévu dans cet album où l’on retrouve les artistes des précédents tomes aux manettes.


© Soleil 2018.

 Du point de vue histoire, difficile d’être pleinement satisfait. Côté action, le job est fait et ça pétarade, mitraille, découpe, mutile, etc. Il y a de quoi faire et c’est exactement ce que l’on attend d’un titre Warhammer. Côté histoire, il y a des trucs qui me chiffonne comme l’inquisitrice qui devient caricaturale et prévisible. C’est tellement visible que l’on se demande si c’est fait exprès pour finir le tome plus vite. Idem pour le grand méchant qui d’un coup raconte tout et semble se saborder. Au milieu de la cacophonie, on oublie Baltus qui a été initié aux arcanes de son ordre mais qui est le grand absent de l’épisode.

Visuellement, la finesse et la précision n’étaient pas les mots d’ordre de la série. Cela se confirme ici avec des notions de proportions qui varient au gré des envies de sang du moment. Ainsi Rendix est un bon exemple avec ses griffes qui mesure entre 1 et 2 mètres selon les séquences.

Ce troisième tome nous laisse sur notre faim. Certes, de beaux moments de bravoure sont au rendez-vous et on ira au bout du tome mais certains passages semblent bradés. Avec la quasi absence de Baltus dans ce tome, il est pensable qu’un ultime tome voit le jour où notre soldat aura la lourde tâche de faire mieux que ses prédécesseurs.

 

Ghost war - Tome 1 : L'aube rouge - note : 7,5/10

Après son premier roman graphique, cavalerie rouge, Jean-Pierre Pécau revient chez Soleil avec une nouvelle série de science-fiction, Ghost war. Il est accompagné de Stefano Martino qui a travaillé sur Nosferatu, Oracle en encore les Division de Fer.


© Soleil 2018.

 Nous sommes en 2030 et sur une plateforme pétrolière en Norvège, Terry répare un bots - un scaphandre bardé d'électronique et qui facilite le travail - avant de partir en congé. Mais d'autres bots surgissent de la mer et tirent à vue sur tout ce qui bouge. Terry pervient à s'en tirer de justesse et trouve refuge dans un village côtier. Mais la situation n'est pas plus rose. Et il va trouver une aide inattendue de la gérante du bar local.

Un premier tome plutôt sympathique pour une série qui s'annonce assez classique au premier abord. On arrive cependant à être étonné par le déroulé des événements et par les personnages mis en place. Visuellement, on apprécie le travail de Stefano Martino ce qui fait que cet album est une très bonne surprise.

 


Les couvertures des 3 albums - © Soleil 2018.

 

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