Soleil : Le Fulgur T1, Médicis T2, Warhammer 40000 T1

/ Critique - écrit par plienard, le 29/05/2017

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Le Fulgur - Tome 1 : Au fond du gouffre - note : 6/10

Christophe Bec se prendrait-il pour Jules Verne ? Il lui rend, en tout cas, un sacré hommage avec le premier album de sa toute nouvelle série aux éditions Soleil, Le Fulgur.


© Soleil 2017.

 

Nous sommes au début du XXème siècle et un bateau transportant un milliard d'or pur fait naufrage dans le canal du Yucatan. Un ambitieux et richissime entrepreneur américain, Joe Kens, compte bien récupérer ce trésor. Il contacte alors le professeur Claudian, raillé par ses confrères après sa découverte d'un soit-disant nouvel "agent radio-électro-magnétique". Celui-ci voit enfin l'occasion de montrer à tous ses détracteurs quel génie scientifique il est. Ils vont alors construire une sorte de sous-marin en forme de boule, le Fulgur. Celui-ci va leur permettre de plonger à plus de 4000 mètres de profondeurs !
Si le parallèle à l'oeuvre de Jules Verne, 20 000 lieues sous les mers, est inévitable et extrêmement présente, surtout dans les premières pages du livre, le récit parvient peu à peu à nous en éloigner et à vivre une aventure originale.
Christophe Bec apporte ses univers récurrents tels que la cryptozoologie - et qu'il a déjà maintes fois mis en oeuvre sur Carthago et Carthago adventures -, le monde des abysses avec Deepwater prison et du monde clos des sous-marins. Il s'adjoint ici les services de Dejan Nenadov qui a officié sur la série Arcanes (6 tomes à son actif). Il propose un style plutôt réaliste, dans la mouvance de l'école de dessin de l'ex-Yougoslavie. Et si, dans un premier temps, on a du mal à totalement s'immerger dans le récit, on finit par y plonger la tête la première. On regrettera tout de même la typographie des commentaires parfois illisible. Il faut s'armer de patience et d'une bonne paire de lunettes.

 

 

Warhammer 40 000 - Tome 1 : Volonté d'acier - note : 6/10

Warhammer 40 000 ou Warkammer 40K pour les intimes, c’est un jeu de rôle avec des petites figurines mais c’est également tout un univers qui se décline en films, livres, jeux vidéo, tasse à café et… Comics ! Ce premier tome sorti chez Soleil lance une nouvelle grande quête dans le monde de Warhammer 40K. Place à l’action alors !


© Soleil 2017.

 Parce que de l’action, il y en a « en veux tu en voilà » ! En gros, histoire de ne pas vous perdre en chemin : la constellation Calaphrax était au cœur d’un maelstrom cosmique. Quand le calme est revenu, les trésors de ce coin perdu sont redevenus disponibles. Et parmi les trésors, de sombres secrets. Ainsi, on retrouve 3 factions en plus des autochtones qui vivent détachés de l’Empire des Hommes depuis des siècles. Nous avions les Space Marines des Blood Angels qui veulent mettre la main sur les reliques de leur ordre et taire certains souvenirs honteux. On découvrira parmi eux leur leader mais également un « simple » Marines qui sera au cœur des combats. Face à eux, les forces du Chaos qui veulent semer la mort, la destruction et tout casser. Enfin, une inquisitrice et sa troupe d’élite qui veut tirer tout ça au clair et faire la justice !

Ça, c’est la version simple, en vrai, lors de la lecture, vous aurez plus de mal à suivre. Surtout lors des premières pages où on ne sait plus où donner de la tête. Tout est confus, on ne sait pas qui, quoi, quand, où et en toute franchise, j’ai dû relire la première moitié du comics à plusieurs reprises pour être sûr de bien comprendre. Je vois la densité de ce que l’on veut me dire mais la façon laisse pas mal de lecteur sur le bas-côté de la vie !

C’est dommage car visuellement, on profite bien de l’aventure. On reconnaît les soldats, les véhicules et l’action est aussi sanglante que rythmée.

On reste donc sur un sentiment positif mais pas complètement sûr. Les questions qui sont soulevées à la fin du tome titilleront notre curiosité et nous nous laisserons tenter par la découverte de cette saga.

 

 

Médicis - Tome 2 : Laurent le magnifique - note : 7,5/10

Dans la famille Médicis, je demande le petit-fils, Laurent ! Déjà impressionné par le premier tome (voir ici) racontant Come de Médicis, c'est au tour de son petit-fils qu'Olivier Péru s'intéresse. Le jeune homme est rapidement devenu le premier citoyen de Florence et il va devoir (vouloir) montrer qu'il n'est pas trop jeune pour cela. Il va alors faire preuve de peu de diplomatie et n'hésitera pas à aller jusqu'au conflit, même face au Pape.


© Soleil 2017.

 

À l'image de la dynastie initiée par son grand-père, Laurent est un personnage orgueilleux, fier et doté d'une formidable ambition, ce qui le rend parfois aveugle dans les premières années du pouvoir.
Le plus ici est sans doute la présence à ses côtés de Clarisse Orsini, une femme forte dévouée au nom et à la cause des Médicis. On est pleinement dans l'état d'esprit de cette noblesse qui acorde tant d'importance à un nom et à sa réputation.
Une vie excellemment mise en image par Eduard Torrents, un espagnol dont on a déjà pu admiré le travail sur Le Convoi (Dupuis), ou le tome 2 de Sherlock Holmes society (de Sylvain Cordurié chez Soleil).
Avec ce deuxième tome, on découvre toute l'importance des Médicis et le formidable aventure familiale qu'ils vont vivre au fil des siècles. Mais cette aventure se fait par l'ambition et largement au détriment des populations qui subissent les querelles des nantis.


Les couvertures des 3 albums - © Soleil 2017.

 

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