Soleil : Dreams factory T1, Ekhö monde miroir T8

/ Critique - écrit par plienard, le 14/09/2018

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Des albums classiques pour les éditions Soleil mais qui ne sont pas pour autant sans qualité.

Dreams factory - Tome 1 : La neige et l'acier - note : 6,5/10

Des enfants travaillant comme des forcenés dans une usine. Non, vous n'êtes pas dans un album reportage sur la création des maillots Nike, mais dans un conte steampunk digne des contes de Grimm.


© Soleil 2018.

 Nous sommes à Londres, en 1892. Indira revient de la mine de charbon en toussant de plus en plus. Le contremaître lui propose de prendre un peu de repos avant de revenir travailler. Mais comment pourra-t-elle gagner les quelques pièces d'argent nécessaires pour pouvoir nourrir son père, son frère et elle. Mais alors qu'un matin elle oublie de se réveiller son frère va partir à sa place. Il ne reviendra plus.

Jérôme Hamon signe le scénario de cette histoire plutôt classique dans son début mais dont les secrets qu'on va peu à peu découvrir laisse quelques surprises. L'usine dans laquelle le frère d'Indira a été emmené est tenue par une mystérieuse femme, nommée madame Sachs et des enfants à ses ordres. Qui est cette femme qu'on ne voit jamais ? Et que tout le monde craint et respecte ?

Jérôme Hamon quitte le monde de la danse (Emma et Capucine, série en cours chez Dargaud), pour celui de l'usine. Mais il est encore question de jeune héroïne. L'atmosphère steampunk est plutôt bien rendue par le dessin de Suheb Zako qui signe son premier tome avec une certaine beauté. On sent le dessin fait à la palette informatique, capable de donner de telles nuances et qui provient de son expérience en studio d'animation.

 

Ekhö, monde miroir - Tome 8 : La sirène de Manhattan - note : 7,5/10

Fourmille Gratule est de retour pour une nouvelle enquête. Elle va cette fois devoir éclaircir le meurtre d'un fameux sommelier, nommé Alexandre. Une enquête qui va la mener jusque dans les égouts de New York, mais façon Ekhö.


© Soleil 2018.

 Christophe Arleston a fini d'emmener son héroïne et ses amis à travers le monde et vont pour une fois vivre une nouvelle aventure dans la ville où ils travaillent : New York. Le serial-scénariste des éditions Soleil joint même l'utile à l'agréable en infligeant la personnalité d'un sommelier à Fourmille. Christophe Arleston est un grand amateur de vin et nous montre toute sa passion dans un épisode de dégustation qui fait presque saliver. Mais son imagination ne s'arrête pas là et si Fourmille doit passer par les égouts, elle va forcément y trouver ce qu'on appelle des légendes urbaines dans notre monde. Mais dans d'Ekhö, les légendes sont souvent bien réelles.

Ce huitième tome se déguste avec envie et si vous voulez savoir tout le bien que je pense des dessins d'Alessandro Barbucci, vous n'avez qu'à lire les critiques précédentes.

 


Les couvertures des 2 albums - © Soleil 2018.

 

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