Soleil : Conquêtes T1, Olympus mons T4, La grande guerre des mondes T3

/ Critique - écrit par plienard, le 03/11/2018

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Conquêtes - Tome 1 : Islandia - note : 8,5/10

La philosophie des séries comme Elfes, Les Maîtres Inquisiteurs, Les chevaliers Dragon continue d'être développée aux éditions Soleil, mais dans un autre univers que la fantasy, avec Conquêtes, une nouvelle série dont cinq tomes (des one-shots) sont d'ors et déjà annoncés. Le sujet ? La conquête de nouvelles planètes habitables par l'homme.


© Soleil 2018.

 

Dans ce tome 1, ce n'est pas une conquête belliqueuse comme on a l'habitude de voir. Non, il s'agit plutôt de survie de l'espèce humaine. Les hommes ont rendu la Terre exsangue et ont envoyé cinq flottes (une germanique (tome 1), une méditerranéenne, une asiatique, une américaine et une russe) à travers l'espace vers cinq exoplanètes. C'est la conquête de ces nouveaux mondes qu'on va pouvoir découvrir.

Kirsten König est oberlieutnant à bord du Fafnir, un des vaisseaux qui composent la flotte envoyée en direction d'Islandia, une exoplanète où un froid polaire règne mais qui doit être capable d'accueillir l'espèce humaine. L'objectif est maintenant atteint et Kirsten est réveillée de son cryosommeil pour aller inspecter ce nouveau monde et surtout établir un contact avec les autochtones. Mais depuis son réveil, elle ressent de profondes douleurs à la tête et est victime de curieuses réactions et visions.

Le duo Jean-Luc Istin et Nicoals Jarry revient avec une idée originale et une premier tome plus qu'intéressant. Le déroulement des évènements surprend le lecteur et s'éloigne (en partie) du traditionnel complot d'envahissement d'une planète étrangère. Focalisé sur le personnage de Kirsten König, le récit suit ses interrogations tant personnelles et que professionnelles. Plutôt du genre bourrue, le personnage étonne autant qu'il fascine. Largement sympathique, elle est évidemment à l'image des héroïnes Soleil traditionnelles, bien gaulée à forte poitrine. Mais son physique avantageux est à l'image de son caractère : imposant et fort. On dirait bien qu'elle a tout pour elle, grâce au dessin de Zivorad Radivojevic. Un dessin sûr et précis, superbement détaillé.

Un premier récit qui remporte l'adhésion et qui emballera les amateurs de science-fiction, d'action et plus encore.

 

Olympus Mons - Tome 4 : Millénaires - note : 8/10

Alors que certains envoient des armada conquérir d'autres mondes (voir le premier tome de la nouvelle série Conquêtes), d'autres mettent la race humaine en péril face à un danger extraterrestre. C'est une nouvelle fois le cas  avec Christophe bec et son comparse Stefano Raffaele. Alors qu'ils continuent sur leur série Prométhée - 17 tomes à l'heure actuelle, série en cours - ils ont démarré une nouvelle série (déjà le quatrième tome), Olympus Mons,  et qui ressemble sur de nombreux points à la première.


© Soleil 2018.

 

Un artefact a été retrouvé au fond de la mer de Barentsz et donnent lieu à un affrontement digne des plus belles heures de la guerre froide entre Russes et Américains. Chacun veut prendre possession de cette étrange forme qui n'est rien d'autre qu'un vaisseau alien. Mais l'appareil a un système d'autodestruction et lorsque les premiers hommes pénètrent à l'intérieur, les système se déclenche.

Sur Mars, la russe Olga Chevtchenko se retrouve seule après le décès de ses deux compagnons. Elle va devoir explorer seule un autre vaisseau alien échoué, lui-aussi, au sommet de l'Olympus Mons. Les autorités scientifiques vont lui fournir une aide inattendue, celle du médium américain Goodwin.

Un nouveau récit de science-fiction pour Christophe Bec et Stefano Raffaele, ce qui doit ravir les fans des deux auteurs et les fans du genre. Malgré de fortes similitudes dans le récit - un médium, l'espèce humaine en danger, un conflit entre deux races extra-terrestres - renforcées par le traitement graphique du dessinateur italien et la mise en scène (alternant les retours en arrières dans le récit pour rappeler les faits historiques et les souvenirs des personnages), l'histoire parvient bien à se démarquer petit à petit de cette étrange sensation de déjà vu. Et le lecteur peut plonger allégrement dans le récit de science-fiction des deux auteurs.

 

La grande guerre des mondes - Tome 3 : Les monstres de Mars - note : 7/10

L'humanité est en passe d'être envahie et exterminée par des E.T. que rien ne semble pouvoir arrêter, comme HG Wells a pu le raconter dans son roman La Guerre des mondes. Il reste pourtant un espoir, infime, mais réel dans la tunguska sibérienne où le professeur Challenger est envoyé. Il semble être le seul capable (et autorisé) à pénétrer dans un engin extraterrestre. Il en ramènera une arme pouvant arrêter les envahisseurs. Mais comment fonctionne-t-elle ? Et suffira-t-elle contre des milliers d'envahisseurs qui arrivent de l'espace ?


© Soleil 2018.

 

Ce troisième tome est le dernier de la série. On va enfin savoir si les hommes vont réussir à trouver la parade face à l'envahisseur. Richard D. Nolane (au scénario) et Zeljko Vladetic (au dessin) nous livrent une bonne histoire de science-fiction avec ce qu'il faut de suspens pour réussir à nous emmener jusqu'au bout des 56 pages bien qu'on voit venir un peu la fin. L'originalité étant dans l'époque traitée (en pleine première guerre mondiale) qui rend toute collaboration humaine difficile et complexe. Il reste cependant un petit goût d'inachevé puisque toutes les questions ne trouvent pas de réponses et notamment cet engin extraterrestre en Sibérie. Cela laisse de la place à une suite … peut-être.

 


Les couvertures des 3 albums - Soleil 2018.

 

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