LE LOMBARD : Maxence T1, Gloria victis T1 et Klaw T4

/ Critique - écrit par plienard, le 29/11/2014

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Trois albums au Lombard qui ont pour point commun d’avoir un jeune héros, mais aussi la Rome antique pour deux d’entre eux (Maxence et Gloria victis) et enfin celui de mettre en scène  des tigres pour Maxence et Klaw. Installez-vous confortablement dans votre fauteuil, ça va démarrer.

 

Maxence, tome 1 – note 7/10

Maxence est dresseur de tigres pour les jeux du cirque à Constantinople. Mais il est aussi bien plus. Lorsque des émeutes éclatent entre les verts les bleus, deux camps de supporters, et qu’un important dignitaire bleu est assassiné (par mégarde ?), les foules s’enflamment et réclament la justice. Maxence est alors dépêché par la reine Théodora pour enquêter sur ce mystérieux meurtre qui met en péril l’empire.


©Le Lombard édition 2014.

Difficile d’être original avec une bande dessinée sur la Rome antique, c’est pourtant ce qu’essaie de faire le tout nouveau scénariste de bande dessinée, Romain Sardou qui y arrive plutôt bien. En même temps, quand on s’appelle Romain, on doit savoir de quoi on parle (!). Mais trêve de plaisanteries. S’il est d’abord célèbre par son nom (il est le fils du chanteur, Michel Sardou), il s’est surtout fait un prénom tout d’abord par ses romans (Pardonnez nos offenses, Délivrez-nous du mal ...), et on peut dire que cette première expédience dans la BD démarre sous les meilleurs auspices. Les personnages sont intéressants et complexes. Des secrets les lient les uns aux autres, notamment Maxence et Théodora. De par son métier, dompteur de fauves, il est au cœur de l’intrigue et est au premier rang pour découvrir ce qu’il se passe. Il devient ensuite une sorte de Sherlock Holmes de l’antiquité.

Premier tome d'une série, premier scénario de bande dessinée et première incursion dans la BD franco-belge pour Carlos Rafael Duarte. Dessinateur de comics (Classic battlestar galactica, Green hornet ...), il signe ici une bande dessinée dans un style semi-réaliste plutôt convaincant même si les plans larges manquent de précision.

Ce premier tome est plutôt emballant et l’envie de découvrir la suite est bien présente.

 

Gloria victis, tome 1 – note 7/10

Même empire, et toujours question de cirque avec des courses de chars mais à une autre époque et dans un autre pays – ici, l'Espagne – Gloria victis est aussi un hommage au film de genre. Ben Hur est lcelui qui nous vient immédiatement à l'esprit avec ses courses de chars. Mais les puristes de l’Histoire pourront se rassurer, et les auteurs l’assurent, les courses de chars sont plus proches de la réalité historique que le célèbre film. Et si les amateurs de BD que nous sommes s’en foutent un peu de la véracité, on se laisse happer par le suspens de l’intrigue.


©Le Lombard édition 2014.

Aelio est le fils de l’aurige – un conducteur de char – Hermelos. Il subira le traumatisme de la mort de son père lors d’une course alors que ce dernier était en pleine ascension. Le sort s’acharnera contre Aelio avec la mort de sa mère le condamnant à devenir un esclave public. Puis un jour, la roue tourne et un fan de son père va le prendre sous sa protection.

Signé Juanra Fernandez, ce tome est là pour mettre en place tous les personnages que l’on va rencontrer dans la série. Et avec des personnages aussi manichéen, l’existence d’Aelio risque d’être passablement compliquée. Beau garçon, intègre, généreux, son charisme va attiser les convoitises en plus de la vengeance.

Matteo Guerrero est au crayon de ce très bon premier tome. Moins enfantin dans son trait que pour sa série Turo (4 tomes au Lombard), j’avoue vraiment que je le préfère dans ce style plus adulte. On reconnaît cependant bien son trait de manga animé réaliste.

L’empire romain inspire les auteurs du Lombard pour notre plus grand bonheur.

 

Klaw, tome 4 – note 7,5/10

Alors que le tome 3 terminait le premier cycle, un nouveau démarre sur les chapeaux de roue. Ange Tommasini s’est caché en Chine avec Lisa ; mais plutôt que de couler des jours paisibles et heureux, il est en proie au stress et à l’envie irrépressible de récupérer le dhizi de son aimée. Au point qu’il redoute de s’en prendre à elle physiquement. Le seul remède pour l’instant qui lui apporte un peu de répit est le combat. Et il va bientôt être servi contre le dhizi du lapin.


©Le Lombard édition 2014.

Ozanam, le scénariste de cette sympathique série de super-héros qui ne dit pas son nom, plonge son personnage dans les méandres de la dépression et de la schyzophrénie. Il le met à rude épreuve, et le forcer à trouver des réponses par lui-même.

Joël Jurion, le dessinateur, continue sa marche en avant et malgré un découpage un poil trop classique et un enchainement de cases difficile à suivre (p 37), c’est un réel plaisir de voir comment il traite son héros. La descente aux enfers d’Ange dans les premières pages, pour arriver à son point culminant page 17, est tout bonnement captivante et impressionnante. On ressent le manque du héros qui devient un quasi-junkie.

Ce nouveau cycle qui démarre est déjà emballant.

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