Les Humanos : Sanctuaire genesis T2, L’autoroute sauvage T2

/ Critique - écrit par plienard, le 16/11/2015

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On commence un spécial Humanos avec les tomes 2 de séries au format franco-belge.

Sanctuaire genesis – Tome 2 : seconde partie – note : 6.5/10

Ce préquel de Sanctuaire prend fin avec ce second tome.
©Humanoïdes associés édition 2015.

L’objectif était de dévoiler comment les nazis, puis les russes, avaient pu être au courant de la présence de ce mal caché dans les tréfonds de la terre. C’est en partie réussit sur ce point même s’il reste quelques ellipses qui pourraient valoir d’autres albums.

Christophe Bec, au dessin de la série mère, revient donc à la genèse de cette histoire en tant que scénariste cette fois et accompagné de Philippe Thirault (La Mano – 2 tomes chez Dargaud) qui avait déjà signé Le rêve de Jérusalem et dans laquelle on retrouve cette impuissance des personnages à réfréner leur pires instincts fassent à une force surnaturelle.

Et quand on parle de Christophe Bec, on retrouve Stefan Raffaele pas loin pour les dessins. Après leur belle collaboration sur Prométhée (13 albums chez Soleil), le dessinateur italien montre une autre facette de son talent avec un genre différent dans le graphisme avec un style un peu plus dessiné et moins cinématographique que sur Prométhée.

On reste un peu sur notre faim avec ce diptyque qui n’a rempli qu’à moitié son rôle en ne dévoilant qu’une partie de ce qui s’est passé avant Sanctuaire. Volonté des auteurs ou de leur éditeur ? Allez savoir.

 

L’autoroute sauvage – Tome 2 : Kilomètre sang – note : 6.5/10


©Humanoïdes associés édition 2015.

Le deuxième tome de l’adaptation du roman de Julia Verlanger par Mathieu Masmondet et Zhang Xiaoyu vient de paraître aux éditions les humanoïdes associés. On y retrouve Mo et Hélène qui choisissent de libérer Jin d’une mort certaine. Capturé et torturé par des groupes dirigés par un certain baron, il est au seuil de la mort.

Ce monde post-apocalyptique digne de l’univers de Mad max continue de nous balancer entre la lassitude et intérêt.

Si Mathieu Masmondet est à l’origine d’une soixantaine de films et téléfilm, ça n’en fait pas pour autant un scénariste émérite de bande dessinée. S’il sait raconter ou plutôt adapter une histoire, on sent quelques raccourcis qui sont un peu préjudiciable à l’histoire. Les transitions sont parfois abruptes et si on s’étonne de voir Mo devenu subitement loquace, contrairement au tome 1, le lecteur est bien obligé de faire le travail lui-même et de comprendre qu’il n’y a que son amour pour Hélène qui a pu le transformer. Reste une fin d’album plus enlevée et qui annonce un troisième tout en action.

Question dessin, on retrouve le trait halluciné du chinois Zhang Xiaoyu qu’on avait déjà vu dans Crusades chez le même éditeur. Il fait bien écho à l’univers du roman et de la série.

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