6.5/10Les Humanos : Daomu T2

/ Critique - écrit par plienard, le 05/10/2016
Notre verdict : 6.5/10 - à tombeau ouvert !

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Une histoire qui ne laisse pas muet comme une tombe !

Suite et fin (?) de Daomu, un diptyque sur des pilleurs de tombes chinoises aux éditions Les Humanoïdes associés. Adapté du roman best-seller The Daomu Journal de Kennedy Xu par Colin Johnson et dessiné par Ken Chou, on plonge littéralement dans un univers fantastique et effrayant où Sean est l’héritier de Xia Wu, un pilleur de tombes réputé et reconnu, tué devant ses yeux. Cest un « métier » familial qui se transmet de père en fils et son oncle Tsai se charge alors de sa formation. Put-être découvrira-t-il alors la cause de la mort de son père et son assassin ?


©Humanoïdes associés édition 2016.

Dans ce second tome, Sean va faire équipe avec Lyn qui travaille pour le concurrent CORAL et va partir à la recherche du tombeau de Cang Hai Wang, un mythe chez les Daomu et qui pourrait contenir les réponses à ses questions.

En qui Sean peut-il avoir confiance ? C’est la question lancinante de ce dernier tome. En même temps que les auteurs nous plongent dans les profondeurs de l’horreur, ils n’hésitent pas à ébranler nos certitudes. Sean est plus seul que jamais et la vérité n’a semble-t-il pas un joli visage.

Ken Chou, le dessinateur, use et abuse des atmosphères sombres. Mais comment faire quand on est dans les souterrains d’un tombeau ? C’est oppressant à souhait mais on manque quelquefois de repères sur les personnages et on en vient à se demander qui parle à qui. Cela augmente la complexité de la compréhension. Le lecteur doit s’accrocher pour bien tout saisir mais cela participe à l’ambiance. Soit. Reste la plastique de la seule femme de l’histoire, Lyn. Elle est évidemment magnifique et apporte le côté sexy nécessaire ( ?) à ce genre d’histoire. On aurait cependant pu éviter le corsage béant de sa tenue de plongée alors que toute l’équipe va plonger dans un tombeau dont personne ne revient. D’autant que quelques pages auparavant elle l’avait bien fermé jusqu’en haut du cou. Si c’est loin d’être désagréable – le dessin de Chou est vraiment superbe – cela n’apporte rien à l’histoire, fait raccoleur et flirte un peu trop sur le côté cinématographique. La BD n’est pas le parent pauvre du cinéma et ne doit pas être son pis-aller.


La couverture - ©Humanoïdes associés édition 2016.

 

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