Les Humanos : L’arène des Balkans, Méta-Baron T1

/ Critique - écrit par plienard, le 14/12/2015

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Les humanos nous offrent un peu de violence avant le moment de douceur de cette fin d’année, histoire d’apprécier un peu plus les fêtes.

L’arène des Balkans – note : 6/10

Nouvel album de Philippe Thirault, serions-nous tenté de dire après le tome 2 de Sanctuaire genesis. C’est en partie vrai, mais chronologiquement, l’Arène des Balkans est bien sortie quelques semaines avant.


©Humanoïdes associés édition 2015.

Un récit assez surprenant dans son déroulement, tant on ne s’attend pas à l'enchainement de l’intrigue. Pour les lecteurs européens que nous sommes, et surtout ceux d’un certain âge, les Balkans sont synonymes de guerre de Yougoslavie qui a débouché sur l’éclatement du pays. C’est d’ailleurs à partir de ce point de vue que débute l’histoire. On découvre Frank Sokol, soldat croate, en train de participer à l’évacuation plus que musclée des musulmans d’un village. On le retrouve quelques années plus tard au Canada. Il reçoit un coup de téléphone le prévenant de la mort de sa mère. Il va alors revenir en Croatie pour l’enterrement avec son fils Ben.

Un album qu’on pourrait qualifier de coup de poing, qui ressort un peu comme un reportage télévisé. Ce qui est d’autant plus vrai que Philippe Thirault s’appuie sur des faits réels. On découvre alors un pays gangréné par la mafia, et qui apprend peu à peu à vivre après la guerre.

 

Méta-baron – Tome 1 : Wilhem-100, le techno-amiral – note : 7/10

Petit événement chez les humanos et dans la bande dessinée en général avec la suite de la mythique série La Caste des Méta-Barons. On avait eu le pré-quel, Castaka, par Alexandro Jodorowsky, voici maintenant la suite avec Meta-baron par Jerry Frissen toujours sur une idée de Jodorowsky. Le scénariste, basé à Los Angeles, est associé à Valentin Sécher le dessinateur pour une reprise très fidèle à la série d’origine.


©Humanoïdes associés édition 2015.

A la sortie de sa victoire dans la guerre contre l’empire Techno-Techno, le Méta-Baron Sans-Nom décide de retourner à ses origines, sur la planète Marmola, terre de ces ancêtres. Mais la planète est devenue un champ d’extraction d’Epiphyte, cette huile miraculeuse qui permet de lutter contre  les forces d’attraction et exploitée par l’empire qui voit le retour du Méta-Baron comme une menace. Il va alors dépêcher leur plus cruel chef de combat, Wilhem-100.

Après la reprise étonnante de Jhen, l’auteur de Lucha libre, montre une réelle appétence et un talent certain à reprendre les univers des autres et à leur donner un nouveau souffle.

Valentin Sécher, le dessinateur, était, quant à lui, le successeur de Juan Giménez tout désigné après son travail sur la série de space-opéra, Khaal (2 tomes chez Soleil). Il le prouve ici avec ce premier album d’un diptyque annoncé avant que Niko Henrichon ne prenne la suite pour le deuxième diptyque. Au total, 8 nouveaux albums devraient voir le jour, soit 4 diptyques.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse