6/10Legenderry - Vampirella

/ Critique - écrit par Maixent, le 24/02/2019
Notre verdict : 6/10 - La Vamp (Ecrivez votre critique)

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Vampirella au coeur d'une intrigue politique pour prendre le pouvoir.

On connait tous le personnage de Vampirella, sans doute le vampire le plus sexy du monde du comics que l’on a pu redécouvrir récemment dans d’autres albums Graph Zeppelin. Mais ici, dans le monde de Legenderry, elle a troqué son fameux justaucorps rouge échancré pour la crinoline dans des aventures en aérostat.


Vampirella contre la chauve souris

 

Dans le tome d’exposition de Legenderry, qui mettait en avant une large galerie de héros dans ce monde steampunk, Vampirella était déjà un personnage clé, tenancière du plus célèbre club de Big City, là où se croisent les puissants et se nouent les intrigues financières et politiques qui feront l’avenir. Or, de retour en ville, notre héroïne va trouver le Scarlet Club fermé sur ordre d’un mystérieux Comité de la Décence. Elle se lance alors dans une enquête de fond pour connaître le fin mot de l’histoire et mettre à jour une machination politique visant à prendre le contrôle de la ville d’abord, de tout le pays ensuite. En effet, ce comité est dirigé dans l’ombre par la clique d’affreux déjà présentée dans le tome un et n’hésitera pas à faire appel au célèbre Van Helsing, chasseur de vampire de renommée internationale ou à un hybride homme chauve-souris semblable à Manbat pour tenter de se débarrasser de l’inopportune.
Vampirella contre le robot

 

Toujours dans la même veine, les auteurs reprennent des personnages de la culture populaire tels que Rodoplphe de Rassendyl, sorti du roman, Le Prisonnier de Zenda, paru à la fin du dix-neuvième siècle et qui a inspiré le genre de la romance ruritanienne, soit des ouvrages mettant en scène des monarchies d’opérette comme dans Le Sceptre d’Ottokar, de Hergé. Ou encore Rupert de Hertzau, présent dans la suite du Prisonnier de Zenda. Le souci avec ces références c’est qu’elles sont beaucoup plus obscures que dans les albums précédents où l’on croisait Zorro ou Flash Gordon, d’où un intéressement moindre pour le travail d’adaptation des personnages à cet univers si particulier et par ricochet, un certain détachement de la part du lecteur. D’autant que, si ce tome laisse  tout de même une large place à l’action, on est le plus souvent confronté à des jeux de manipulation, de fraudes électorales et de faux-semblants qui brouillent un peu la piste et perdent le lecteur. En cela, on est plus proche d’un rythmique à la Daredevil mais sans la richesse et  la profondeur de la trame narrative. Même si le dessin est impeccable et l’idée intéressante, il ne s’agit pas là du meilleur album de la série, par ailleurs excellente, malgré un personnage de Vampirella très bien travaillé.

On attend donc la suite avec impatience après cet épisode un peu anecdotique qui se tient dans l’ensemble mais n’est pas indispensable seul.

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