Grand Angle : L'oiseau rare T1, Ghost Kid

/ Critique - écrit par plienard, le 11/09/2020

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L'oiseau rare - Tome 1 : Eugénie - note : 7/10

Le diptyque d'Éric Stalner et Cédric Simon commence par une photographie d'Eugène Atget (1857-1927), un photographe connu pour ses photos documentaires sur le Paris de la fin du XIXe siècle. Elle y représente un vieux monsieur et une jeune fille, visiblement une petite chanteuse des rues, qui sera le personnage principal du récit. 


© Grand Angle 2020.

 Dans le récit - dessiné par l'auteur de La croix de Cazenac, Ils étaient dix, Fabien M, Flor de Luna - cette petite fille s'appelle Eugénie et le vieil homme qui l'accompagne, Arthur. Ils habitent dans la Zone, et vivent de petits larcins et d'escroqueries avec un but : faire revivre l'Oiseau rare ! Ils sont accompagnés de Tibor, et des frangins Constantin et Lucien.

Un premier album de mise en place et de présentation pour une mini-série annoncée sur deux albums. Avouons que cela paraît un peu court pour développer les personnages et le projet d'Eugénie. Mais un album dessiné par Éric Stalner est toujours un bon moment de lecture. Il n'a pas son pareil pour évoquer la France d'antan.

Depuis 2018, le duo Simon-Stalner en est déjà à 6 series, soit deux par an ! Chapeau !

 

Ghost kid - note : 7/10

Ambrosius Morgan est un vieux cow-boy à l'ancienne qui propose ses services de ranch en ranch. Actuellement en charge de surveiller les terres de miss Fitzpatrick, il compte bien partir prochainement dresser des mustangs. Une vie sans contrainte qui va être bouleversée par la lettre qu'il vient de recevoir. Elle lui annonce qu'il est le père d'une fille devenue jeune femme et qui a mystérieusement disparue. Les mustangs pourront bien attendre un peu. Il décide alors de partir à la recherche de cette fille inconnue. Mais est-il encore fait pour ce genre d'aventure ?


© Grand Angle 2020.

 Perclus de rhumatismes, intoxiqué par une eau pas assez bouillie, le voilà à avoir des hallucinations avec un jeune indien qu'il surnommé Ghost kid et qui va le suivre jusqu'au bout.

Une épopée à l'ancienne, sans grande bagarre ou aventure, mais telle qu'on pourrait la concevoir facilement et qui montre la rudesse de cette époque et de cette vie de cow-boy.

Tiburce Oger, l'auteur des Chevaliers d'émeraude (chez Casterman) délaisse la fantasy pour revenir au western après La piste des ombres (en 2000 chez Vents d'Ouest),  et Buffalo runner (en 2015, chez Rue de Sèvres) pour une première collaboration avec Grand Angle.

Un récit simple où le trait de Tiburce Oger s'exprime avec talent avec quelques belles pleines pages. C'est l'Ouest sauvage dans toute sa beauté mais sans ses clichés violents qui n'y sont pas nécessaires ici.

 


Les couvertures des 2 albums - © Grand Angle 2020.

 

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