Grand Angle : La maison aux souvenirs, Ma fille mon enfant

/ Critique - écrit par plienard, le 19/02/2020

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Deux récits émouvants

La maison aux souvenirs - note : 8/10


© Grand Angle 2020.

 Cette histoire de Nicolas Delestret, aux éditions Grand Angle, est à la fois originale, émouvante et fantastique. Eléonore rejoint son frère qu'elle n'a plus vue depuis 17 ans dans la maison familiale qui ne rappelle pas que de bons souvenirs. Elle emmène aussi avec elle ses problèmes : un couple à la dérive, un fils, Stan, qui lui cause des soucis. Est-ce que ces retrouvailles seront synonymes d'un nouveaux départ, rien n'est moins sûr. Car la famille cache de lourds secrets qu'on a préféré oublier ou enfuir dans le subconscient. Mais la maison pourrait les ranimer. 

Dans cette bande dessinée, les personnages se retrouvent dans un huis clos inattendu. Tous les protagonistes vont se retrouver coincé par la neige dans cette maison et la vérité va bien devoir se révéler. Pourquoi le père est-il parti ? Qu'est ce qui cloche avec Stan ? Et si on s'attendait à avoir un nouveau récit sur des secrets de famille qui tendent les relations et explosent à la figure de tout le monde, Nicolas Delestret a introduit un élément que je m'oblige à vous cacher pour que vous puissiez en garder tout le sel si vous voulez bien franchir le pallier de cette maison aux souvenirs.

 

Ma fille, mon enfant - note : 7/10

David Ratte s'attaque à un sujet difficile à mettre en image sans tomber dans le cliché. Le racisme, car c'est de cela dont il s'agit, surgit souvent là où on ne l'attend pas.  Chloé a un petit copain. Et quand elle annonce à sa mère, cela fait l'effet d'une bombe pour Catherine. Car elle ne s'en est pas vraiment rendu compte, ou elle ne veut pas l'admettre, mais elle et raciste. Et quand elle apprend que le petit copain est un arable prénommé Abdelaziz, son visage change définitivement. Et surtout la relation avec sa fille se coupe dramatiquement.


Un village à l'apparence tranquille ..

© Grand Angle 2020.

 Davide Ratte traite d'un sujet qu'il a lui-même subi. Si cela ne fait pas de lui un professeur en la matière, il en connaît les petites phrases et les travers. Il montre à travers le visage de Catherine, la mère, l'expression de la haine et surtout le changement de vision que la famille peut avoir de cette femme. Elle n'a pas fait tomber un masque, elle en a juste mis un autre qui n'est pas très beau. David Ratte trouve le traitement juste pour traiter d'un mal quotidien qui pourrit les relations humaines.

 


Les couvertures des 2 albums - © Grand Angle 2020.

 

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