Glénat : Un avion sans elle, Le manoir Sheridan T1, La Tour T1

/ Critique - écrit par plienard, le 23/07/2021

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Un avion sans elle - Note : 7,5/10

Après Les Nymphéas noirs aux éditions Dupuis, Fred Duval adapte un nouveau roman de Michel Aussi, Un avion sans elle, aux éditions Glénat. Accompagné par le trait de Nicolaï Pinheiro, on suit le drame familial qui va opposer les familles Carville et Vitral, les bourgeois contre les vendeurs de frites.


© Glénat 2021.

 

Si ce n'est pas le premier roman de Michel Bussi, c'est celui qui a tout changé. Vendu à plusieurs millions d'exemplaires a travers le monde, adapté en série télévisée, c'est presque logiquement que Fred Duval l'adapte après le succès "des Nymphéas", pour un résultat assez captivant.

Il n'y a qu'un survivant au crash du vol Istambul-Paris. C'est une petite fille âgée de quelques mois. Mais à quelle famille appartient-elle ? Car il y avait un autre bébé à bord. Est-elle une Carville ? Ou une Vitral ? La justice va la placer dans la seconde famille, la plus modeste. Mais les Carville n'abdiqueront jamais et vont engager un détective privé, Crédule Grand-Duc. Et au bout de 18 ans, il doit admettre qu'il n'a rien trouver, que cette histoire l'a hanté et qu'au moment où il va mettre fin à ses jours, en relisant le journal de l'époque, il va trouver un indice. Mais n'est-ce pas trop tard ?

Une façon originale et addictive de découvrir ce best-seller par le biais du neuvième art. Le trait épais et les couleurs de Nicolaï Pinheiro fixent les époques et les lieux dans ce récit qui navigue sans cesse entre le présent et le passé. On regrettera peut-être cette utilisation systématique du cadrage plein visage qui donne peu de mouvement. On est plus dans le récit d'enquête et il n'y a pas vraiment d'action pure. On est ici dans la recherche des émotions et de leurs expressions.

 

Le Manoir Sheridan - Tome 1 : La porte de Géhenne - note : 6.5/10

Un récit classique d'horreur qui met en jeu des forces maléfiques.

Daniel tombe dans un lac gelé avec son traineau et ses affaires. Repêché in-extremis, il se réveille dans un immense manoir face à un géant à la mine patibulaire. C'est Mickhaï, le majordome d'Angus Mac Mahon, le propriétaire de l'immense manoir isolé. Daniel accepte l'hospitalité de son hôte qui cache des secrets douloureux.


© Glénat 2021.

 

Un héros pas si innocent que cela, une fille belle et plongée dans une profonde catalepsie, un manoir étrange, tout est en place pour que ça parte en vrille. On a envie de dire à Daniel : Mais sauve-toi bon sang ! Rien n'y fait. On est, aussi, attiré par le mystère qui flotte dans cette demeure.

Un scénario de Jacques Lamontagne et des dessins de Ma Yi (Elfes T5 & T10), le duo de Yuna (3 tomes chez Soleil) collaborent de nouveau avec un récit à l'ambiance toute britannique mais qui se transforme peu à peu. Le dessin fantastique de Ma Yi rattrape un scénario un peu convenu qui a tendance à se répéter et malgré quelques couleurs un peu sirupeuses qui dénotent dans ce type de récit, on espère bien connaître le fin mot de cette histoire.

 

La Tour - Tome 1/3 - note : 7/10

Si le cinéaste Jan Kounen signe son premier album de bande dessinée, ce n'est pas pour autant sa première incursion dans le 9ème art puisqu'il a notamment adapté le western Blueberry. Mais on est ici dans un tout autre univers puisque que nous sommes plongés dans un futur proche, en 2073, trente ans après l'éradication de pratiquement toute la population par une bactérie toujours présente dans l'air. Seuls les habitations d'une Tour gérée par une intelligence artificielle nommée Newton, parviennent encore à vivre. Mais la pression monte entre les "Anciens" qui ont connus le monde d'avant, et les "Intras" qui sont nés dans la Tour et n'en sont jamais sortis.


© Glénat 2021.

 

Évidemment les récits de ce genre résonnent étrangement en ce moment. Longtemps considérés comme des récits de science-fiction, on a maintenant envie de dire qu'on est dans l'anticipation. C'est donc avec une angoisse particulière qu'on parcourt ce premier tome parfaitement mis en scène avec un Mr Fab (Spyder chez Delcourt) aux dessins qui nous surprend avec un nouveau style. Un album qui n'aurait pas dénoté chez Métal Hurlant.

 


Les couvertures des 3 albums - © Glénat 2021.

 

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