Glénat : Bouncer T11, Beauté noire

/ Critique - écrit par plienard, le 20/04/2018

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Beauté noire et le groupe Prospéro : Tome 1 : Les chasseurs de haine - note : 7/10

Noël Simsolo et Olivier Balez s'offrent une première collaboration réussie avec ce premier album, Beauté noire. Une bande dessinée dans le plus pur style franco-belge et sa ligne claire, dans laquelle une mystérieuse organisation combat les ennemis de la liberté et de la démocratie avec les mêmes armes.


© Glénat 2018.

 Lou est une jeune négresse qui a un objectif dans la vie : retrouver l'homme qui a fait assassiner ses parents durant la Commune de Paris et qui complote justement pour faire des attentats. Son combat rejoint celui d'un groupe de l'ombre et non officiel, le groupe Prospéro, qui va l'engager.

Nous sommes à la fin du XIXième siècle, la fin de la Commune de Paris, l'affaire Dreyfus et les tensions entre l'Allemagne et la France, alimentent un quotidien où il ne fait pas bon d'être noir, juif ou communiste. Et comme dirait Coluche, si vous êtes noir, juif et communiste, alors pour vous ce sera très dur. Une ambiance bien rendue par le dessinateur Olivier Balez qu'on a récemment lu dans L'homme qui ne disait jamais non. Les personnages sont très sympathiques et originaux. Et les sujets, lutte contre l'antisémitisme et le racisme, sont évidemment positifs et valident les actions des personnages. C'est le pouvoir de la bande dessinée de permettre aux héros de transgresser les lois et le droit avec une certaine impunité. Cela amène à réfléchir.

 

Bouncer - Tome 11 : L'échine du dragon - note : 7/10

Suite et fin du diptyque commencé avec le tome 10 par François Boucq pour son héros manchot, Bouncer. À la poursuite de "El Cuchillo" et sa bande qui ont enlevé la jeune Panchita qui a une carte au trésor dessinée sur le crâne, il va devoir rattraper le retard pris après leur arrestation par la police mexicaine. Mais les ravisseurs vont lui faciliter la tâche en manquant de discrétion et en semant des cadavres le long de leur parcours. Mais la traque ne sera pas pour autour des plus simples car d'autres périls guettent.


© Glénat 2018.

 François Boucq pouvait-il trouver plus cruel que "El Cuchillo" ? Et bien oui !Il a osé le peuple d'Amazone en plein milieu du désert qui a peu de considération pour le genre masculin. Et c'est un euphémisme. L'auteur lillois montre une fois de plus sa facilité à croquer les pires salauds de la Terre.

Cet album est une course-poursuite tout du long, où Bouncer et ses amis vont passer de chasseurs à proies. François Boucq, devenu auteur complet de la série depuis le tome précédent, enchaîne les retournements de situation sans réels temps morts et nous emmène jusqu'à un final tendu et sur la corde raide.

Les dernières pages offrent un peu de répit à notre héros mais laissent supposer que son avenir ne sera pas de tout repos et qu'il n'est pas prêt de se la couler douce. Mais ça, ce serait déjà une autre aventure.

 


Les couvertures des 2 albums - © Glénat 2018.

 

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