8.5/10Bluebells Wood

/ Critique - écrit par Valentin Pick, le 10/11/2018
Notre verdict : 8.5/10 - De splendides aquarelles (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Jusqu’où peut mener la solitude de William ? Ce peintre vit reclus dans sa demeure et ne reçoit pour seules visites que celles de son agent, Victor, et Rosalie qui lui sert de modèle. On plonge dans cet univers avec autant d‘aisance que sort de l’eau une bien étrange créature. Une sirène vient à la rencontre de William et l'extirpe de sa morne existence.
La douceur, mais aussi la douleur, d’une vie faite de tourments nous offre une histoire singulière dont la qualité graphique est un vrai régal. Tandis que les pages se tournent, on se demande vers quels horizons l’auteur souhaite nous mener. Le dénouement m’a vivement surpris mais c’est aussi l’une des force de cette histoire : nous amener là où on ne s’y attend pas.
© Glénat, 2018.

 



 

Il est toujours agréable d’ouvrir un album en étant immédiatement séduit par les illustrations. Les aquarelles qui s’offrent à nous sont un véritable délice à chaque case. Les jeux de lumière, la beauté des décors ainsi que le mystère encadrant le personnage principal sont autant d’éléments qui m’ont vraiment attiré. Le découpage apporte également un rythme qui n’était pas évident à instaurer. Guillaume Sorel témoigne d’un immense talent pour aborder cette narration qui traduit des sentiments et des émotions avec de nombreuses séquences silencieuses.

 
© Glénat, 2018.

 

Les carnets graphiques en fin d’ouvrage ne sont plus une exception dans le monde de la bande dessinée depuis bien longtemps. J’apprécie toujours cette brèche dans l’intimé de la création qui dévoile ce qui aurait du rester dans les carnets de l’auteur. Pourtant, c’est bien souvent un prétexte pour compléter des pages vacantes en fin de BD et cela se révèle rarement d’un grand intérêt.
Dans le cas de Bluebells Wood, l'ajout est parfaitement justifié et s'accompagne d'une note de l'auteur expliquant l'origine de cette histoire. J’avoue être enchanté par les 20 pages supplémentaires présentant des croquis et peintures dont l’éclat des aquarelles est reproduit avec justesse. On mesure ainsi l’immense travail qui se cache derrière la réalisation d’un tel album.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse