Futuropolis : Le temps des sauvages, Le suaire T3

/ Critique - écrit par plienard, le 06/11/2019

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Le suaire - Tome 3 : Corpus christi -2019 - note : 6,5/10

Fin du triptyque de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur et dessiné par Eric Liberge (Wotan, Monsieur Mardi-Gras Descendres) aux éditions Futuropolis.

Un récit fantastique et mystique qui emprunte à la légende du suaire "de Turin" qui aurait recueilli le corps du Christ après sa crucifixion. Les scénaristes nous ont emmené sur plusieurs époques, pour suivre trois personnages qui se retrouvent à différentes périodes dans une sorte de malédiction ancestrale. Ils vont se retrouver en 2019, à Corpus Christi, au Texas, pour une confrontation fanatique.


© Futuropolis 2019.

 Lucie Bernheim est une jeune cinéaste qui prépare un film sur le Christ. À la recherche d'un acteur pour l'incarner, elle va rencontrer Thomas qu'elle semble avoir toujours connu. C'est comme une évidence. Il sera le Christ. Et lui prend le rôle très à cœur. À la sortie du film, cette vision de la vie du Christ dérange et lorsqu'elle est présentée en avant-première à Corpus Christi, le Ku Klux Klan entend bien donner son avis avec à sa tête, un certain Henri.

Si Eric Liberge fait preuve une nouvelle fois d'un talent hors-norme, il faut bien avouer que le récit est quelque peu décousu et manque de liant et d'approfondissement sur les personnages et leur relation. Si le dessin parvient à sauver les meubles, l'histoire ne laissera pas un souvenir impérissable.

 

Le temps des sauvages - note : 8/10

Sébastien Goethals adapte le roman de Thomas Gunzig, Le manuel de survie à l'usage des incapables, en un roman graphique puissant.


© Futuropolis 2019.

 Si on démarre comme un roman à l'accent social prononcé, entendez par là, une certaine manière de décrire une société de consommation et les ravages du libéralisme, l'album prend rapidement une autre tournure. Par petite touche, le comportement de certains personnages apparaît comme étrange : trop rapide, trop vif, à la limite du comportement animal.

Le dessin de Sébastien Goethals nous emmène facilement dans cette direction. Son trait fin et acéré, ses couleurs sombres et ses ambiances donnent une atmosphère pressante et originale à ce récit qui ne l'ai pas moins. D'une étude de mœurs, on passe à un récit de science-fiction.

Initialement paru en 2016, les éditions Futuropolis réédite cet album à bon escient.

 


Les couvertures des 2 albums - © Futuropolis 2019.

 

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