Pas de pitié pour les indiens

/ Critique - écrit par plienard, le 28/03/2020

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C'était ça l'enfance, avant ...

Nicolas Dumontheuil est de retour chez FUTUROPOLIS, après l'excellent La Colonne (deux tomes) et L'Ogre amoureux, avec Pas de pitié pour les indiens, un récit sur l'enfance et les bêtises qu'on peut y faire. On y retrouve ce trait simple (en apparence) et expressif qui donne toute sa particularité au dessin de l'auteur.


© Futuropolis 2020.

 Dans un petit village du Quercy, trois jeunes garçons, Jean, Titi et Jules, jouent en toute insouciance. Pourtant, un jour, leurs bêtises va provoquer un accident mortel. Si personne n'est au courant de leur bêtise, un sentiment de culpabilité va remettre en question leur tranquillité et une partie de leur innocence.

Le récit de Nicolas Dumontheuil se déroule dans une époque que les adultes qualifie toujours de "c'était mieux avant". Ici, clairement ce sont les années soixante-dix, dans un village de campagne avec son lot de marginaux hippies, son racisme ambiant qui ressemble plus à de l'ignorance et à de la peur de l'autre plutôt qu'une vraie haine. Tout cela peut vous apparaitre bien sérieux pour un récit sur l'enfance, et ce serait se méprendre sur l'album. Car on suit ces trois gamins, qui jouent aux cow boys et aux indiens, s'inventent des histoires et des dieux, se promènent dans la campagne, découvrent les premiers sentiments amoureux.

C'est frais, réconfortant. Ça a un petit goût de l'ancien temps. Il y a une certaine nostalgie d'une France qui semble avoir disparue. À moins qu'on soit devenu trop vieux pour voir que nos enfants vivent aussi ses moments, mais dans leur époque.


La couverture de l'album - © Futuropolis 2020.

 

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