Futuropolis : Nuit noire sur Brest, Sous le feu Corse

/ Critique - écrit par plienard, le 26/10/2016

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Si la Corse et la Bretagne ont ceci en commun d’avoir une forte identité culturelle, pour ce qui nous concerne aujourd’hui c’est bien deux bandes dessinées aux éditions Futuropolis que les rassemblent.

Nuit noire sur Brest – note : 7/10

Mais que s’est-il passé en septembre 1937 dans le port de Brest ? Alors qu’Hitler se prépare à envahir l’Europe, c’est la guerre civile en Espagne et la France fait le choix d’une politique de non-intervention. Alors lorsque le 29 août 1937 un sous-marin républicain espagnol fait surface dans la rade militaire de Brest pour faire des réparations, c’est le branle-bas de combat de tous les côtés : côté sympathisants d’extrême-gauche, on surveille les fascistes locaux qui s’organisent pour récupérer le navire pour le livrer à Franco.


©Futuropolis 2016.

C’est sous un format de roman graphique que Kris et Bertrand Galic adaptent l’essai de l’historien Patrick Gourlay, Nuit franquiste sur Brest. C’est palpitant, comme une bonne histoire d’espion sauf que là, on nage dans la réalité. Romancée sans doute, avec de l’amour, de l’espionnage, des réseaux qui s’organisent, des sales gueules et des belles gueules et au milieu de tout cela, un mystérieux personnage tout à fait à son aise dans ce panier de crabes et dont on ne sera pratiquement rien. Sauf qu’il doit être des services d’espionnages français et qu’il est identifié par le matricule X-10.

 

Sous le feu corse – note : 6.5/10

C’est une histoire qui a bien défrayé la chronique à son époque (1999), que celle de la payotte « chez Francis ». Pour rappel des faits, la payotte servait de restaurant sur le domaine public maritime ce qui était illégal. Le préfet de l’époque, Bernard Bonnet aurait alors ordonné au Groupe de Pelotons de Sécurité (GPS) de brûler l’établissement en dehors de tout cadre légal. L’instruction sera menée par le tout jeune juge Patrice Camberou.


©Futuropolis 2016.

Cet album est le récit de l’instruction menée par le juge et c’est François Pottier, journaliste d’investigation, qui l’adapte. Il signe ici sa première bande dessinée. Après une brève présentation du contexte dans lequel le juge récupère cette affaire, on rentre dans le vif du sujet avec la mise en place de la stratégie à adopter pour éviter tout vice de forme et surtout l’interpellation du préfet Bonnet.

Si le début est un peu long avec de nombreuses explications et des textes à n’en plus finir, l’intérêt se fait plus prégnant dès que le préfet entre en jeu. On lit alors l’album comme un bon policier, impatient de découvrir tous les détails. Côté dessins, c’est sobre. Daniel Blancou parvient à donner un peu de vie à ce récit, ce qui n’était pas facile, par le jeu des cases et de la mise en page.

Un album qui est difficile à appréhender mais qui se finit en le dévorant.


Les couvertures des 2 albums - ©Futuropolis 2016.

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