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Teens at play - Tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 15/08/2021

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Tags : rebecca tome jeunesse livres magasin moms play

Emois adolescents

Rebecca, un pseudonyme mystérieux pour une production toujours plus abondante et un style reconnaissable en un clin d'oeil. S'amusant toujours des codes à l'américaine, elle nous présente une vision biaisée de l'American Way of life où la perversion domine sous un vernis de respectabilité qui ne demande qu'à s'effriter. Après les Hot Moms et les Degenerate Housewifes, on aborde une nouvelle série, les Teens at play. On l'aura compris, une série moins centrée sur les M.I.LF. Mais plutôt sur la nouvelle génération tout en conservant le style des récits auxquels le lecteur est maintenant habitué.


Copines

 

Ce premier recueil souple est composé d'une histoire principale et de trois autres, plus annexes et moins réalistes, allant loin dans le fantasme. Impossible de savoir pour l'instant si comme dans les Degenerate Housewifes, on suivra tout particulièrement un personnage, à savoir Catherine Mitchell,ou s'il s'agira de plusieurs histoires courtes laissant la place à l'imaginaire sans limite de Rebecca.

Dans un premier temps, nous faisons la connaissance de Gwen et Stacey. Les deux jeunes filles, âgées de dix-huit ans à peine ont toutes les deux une naïveté bienveillante et des rêves de midinette comme devenir mannequin. Elles se déshabillent donc pour comparer leurs corps et les choses en entrainant une autre, finissent nues et enlacées. La progression voulue par Rebecca est à la fois rapide et réaliste, mettant en avant les prémices de la découverte et l'excitation grandissante de jeux au début innocents. Puis, comme à l'instar des autres personnages de l'auteur, elles se découvrent une appétence qui sonne comme une évidence pour le sexe et la domination. Et même si souvent par ailleurs, les scènes de sexe lesbien sont souvent bâclées car destinées à un fantasme masculin sans trop de profondeur, ici, la progression et le plaisir évident des protagonistes fait plonger directement le lecteur. Évidemment les deux gourgandines, dans un ressort comique un peu facile mais efficace se feront surprendre par leurs mères respectives alors que les légumes du frigos entraient en scène. Une histoire sympathique et classique en somme, ce qui n'empêche pas le potentiel érotique et la qualité du travail.
Job d'été

 

Les trois autres historiettes sont beaucoup moins réalistes comme cette chaîne de fast-food qui consomme les jeunes filles et leur propose un petit boulot d’entraîneuse. Ou encore ces deux garces dans une histoire sans paroles qui vont entraîner une jeune fille dans un recoin isolée de la plage, la violer puis la vendre à des marins véreux où elle deviendra esclave. Un basculement rapide et violent dans l'horreur qui ouvre sur la dernière histoire qui combine incestes et domination avec beaucoup de légèreté car comme le rappelle justement l'auteur, rien n'est interdit tant qu'il s'agit de fantasmes.


Ne pas se fier aux inconnues

 

On conserve également l'utilisation du crayon monochrome avec une technique d'encrage au pinceau et aquarelle pour des illustrations à la fois infantile et élaborée, conférant une touche de fausse naïveté qui sert d'autant plus le propos. Ce style reconnaissable entre tous est rehaussé de couleurs criantes et d'onomatopées pour un effet pop très réussi. D'autant que Rebecca, avec une intense production maîtrise aussi très bien la narration et le rythme.

Teens at Play est donc très prometteur avec des perversions assumées et un humour à la fois très noir et très coloré. Le caractère outrageux est révélé à chaque planche pour un plaisir toujours renouvelé et ce qui n'était que vulgarité et facilité dans Hot Mom est maintenant maîtrisé. 

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