ATTENTION : CONTENU RESERVE A UN PUBLIC AVERTI

Les images et textes à caractère érotique, pornographique ou violent contenus dans cette page peuvent choquer certaines sensibilités. En consultant cette page, vous attestez être majeur au regard de la loi française et vous prenez vos responsabilités par rapport à son contenu.

CONSULTER QUITTER

3/10Parallèles

/ Critique - écrit par Maixent, le 09/05/2021
Notre verdict : 3/10 - Vectorisées (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Tags : parallele paralleles nord cercle latitude equateur ligne

Six femmes

On note depuis quelques années une évolution du trait chez les dessinateurs de bandes dessinées. Cela est particulièrement marquant dans les comics où le trait se fait plus rond, les contours sont plus marqués avec de longues lignes noires et les aplats de couleurs sont rehaussés par un léger dégradé informatique. Évidemment, le monde de l'érotisme n'est pas exempt de cette évolution avec plus ou moins de réussite. Si Cercle intime d'Atilio Gambedotti par exemple, parvient à habillement réunir dessin classique et numérisation, CoquinNet de Frans Mensink est beaucoup moins convaincant.


DR.

 

Parallèles se situe plutôt du côté de CoquinNet et si certaines planches fonctionnent, il faut reconnaître que ce côté lisse et propre gomme une bonne partie du potentiel érotique. En clair, ça manque de poils, de sécrétions, de petits défauts qui pourraient rendre le dessin humain et voir baiser des mannequins de plastique peut être une forme de fétichisation mais là on voit surtout Barbie et Ken posés l'un sur l'autre. Dans le dessin de Nil les bites ressemblent à des godmichés bien laqués, et bien droits et les chattes à des vaginettes de supermarché. On perd beaucoup du coup de l'identification possible avec les personnages. Il y a bien quelques réussites graphiques comme la robe à fleurs d'Ana Lucia qui fait parfaitement ressortir ses formes et accentue son déhanché sulfureux et ses mouvements lascifs mais à partir du moment où elle la remonte pour s'envoyer en l'air on perd en érotisme, ce qui produit l'inverse de l'effet escompté. Il y a bien aussi Marta, la M.I.L.F. en vacances au corps musculeux rappelant le trait de la Jungle Girl de Frank Cho mais là encore malgré certaines qualités incontestables, l'excitation n'est pas vraiment au rendez-vous.
DR.

 

On pourrait espérer que le scénario relèverait le tout mais encore une fois, il est de facture trop classique et trop lisse pour vraiment sortir de la masse. On comprend bien le thème qui réunit ces six histoires courtes, soit six héroïnes différentes qui, plutôt que de se laisser maltraitées par un compagnon souvent assez minable préfèrent prendre leur plaisir en main avec d'autres mais cela manque de profondeur. Il n'y a guère que Noëlle qui sort un peu du lot. Persuadée que son gros beauf la trompe avec son amie Héloïsa, elle se rend chez cette dernière pour les prendre sur le fait. Mais si celle-ci est bien en train de s'envoyer en l'air, c'est avec son neveu - le sexe en famille étant une antienne du porno de base - ce qui découlera sur un plan à trois avec sodomie sauvage à la clef. Des histoires qui pourraient satisfaire les amateurs si les dialogues éculés et risibles pendant l'acte ne gâchaient pas le plaisir comme lorsque Jacinto rappelle à Lisandra que « c'est l'heure de la traite de la bite ».


DR.

 

Un dessin pauvre la plupart du temps, des scenarii faibles et un manque d'humanité qui traverse l'album. Parallèles ne brille pas dans le top des bds érotiques et pornographiques.On trouvera toujours un lectorat qui y sera sensible cependant on peut résumer les près de deux cent pages de l'album par cette formule fleurie de Henrique : « Prends ça ! Ma grosse teub ! ».

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse