7/10Dupuis : Valhardi – intégrale 2 : 1946 - 1950

/ Critique - écrit par plienard, le 15/08/2016
Notre verdict : 7/10 - Passage de témoin

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire

Deuxième intégrale des aventures passées de Jean Valhardi.

Nous sommes à la sortie de la guerre et les lecteurs du Journal de Spirou (JdS) vont connaître quelques changements au sein de leurs héros préférés, et notamment Jean Valhardi. Dans la première intégrale, on avait pu découvrir, dans le dossier de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, que les relations étaient tendues entre le scénariste Jean Doisy et le dessinateur Jijé. Elles avaient abouties à ce que le premier laisse le second diriger entièrement les aventures du héros. Dans cette deuxième intégrale, les deux « spiroulogues » nous raconterons comment Eddy Paape va récupérer le personnage que Jean Doisy va revenir le temps de courtes histoires pour laisser le dessinateur seul avant l’arrivée d’un futur grand auteur, Yvan Delporte. C’est une période de transition pour le héros du journal avec des aventures qui sont complètement inédites en album.

 


Sur le rail – parue dans l’almanach de Spirou le 7 décembre 1946


Couverture de l'intégrale - ©Dupuis édition 2016.

Jean Valhardi doit enquêter sur une série d’accidents sur la ligne Paris-Bruxelles à la suite des travaux de son ami Grosjean.

Une première aventure pour le duo Doisy-Paape où le dessinateur se voit confier pour la première fois une histoire complète et qui plus est, doit prendre la suite du maître Jijé. Un héritage bien lourd à porter pour le débutant qu’il est, mais pour lequel il s’en tire avec les honneurs.

 

Jean Valhardi et les Rubens, parue dans le JdS du 4 juillet 1946 au 27 février 1947 et suivie par Les diamants artificiels publiée du 6 mars 1947 au 21 aout 1947

Ces récits ont la particularité d’être les deux parties d’une même aventure et d’être la dernière collaboration entre le scénariste Jean Doisy et le tout nouveau dessinateur Eddy Paape. A la fin de la première partie où il est question de faussaire de peinture, chose extraordinaire, jean laisse échapper le boss de l’organisation. Mais notre héros prendra sa revanche dans la seconde partie.

 

Valhardi détectives – parue dans le JdS du 28 aout 1947 au 14 avril 1949


©Dupuis édition.

Jacquot est envoyé en pension par son père qui s’inquiète de son avenir. C’est son ami jean Valhardi qui l’accompagne. Mais cette situation ne plait pas vraiment au jeune garçon qui doit subir un bizutage en bonne et due forme par ses compagnons de chambrée. Mais lorsqu’ils apprennent qu’il est l’ami de leur idole Valhardi, son statut change radicalement et il en profite un peu trop. Mais c’est en rentrant chez lui un week-end que l’aventure commence. En ratant son train, Jacquot va croiser la route de mystérieux personnages qui auraient trouvé le moyen de gagner le gros lot à la loterie. Il comprend rapidement que ce sont des malfaiteurs et s’empresse de prévenir Jean Valhardi.

C’est la première histoire signée par Eddy Paape en tant qu’auteur complet. Une histoire de 86 planches, dotée d’un certain humour dès son début où le jeune Jacquot fait preuve d’un certain talent à s’attirer des ennuis et à provoquer des bêtises, choses dont on n’avait pas l’habitude jusqu’ici. Il garde la vedette pendant un bon moment avant que Jean Valhardi ne vienne à sa rescousse et ne reprenne les choses en main. Il faudra pourtant plus de 80 pages pour avoir une fin à ce récit avec sans cesse des rebondissements. Si nous sommes au début de la carrière d’Eddy Paape, on peut cependant déjà y déceler la patte de celui qui dessinera la belle série des Marc Dacier : de l’humour, des rebondissements sans cesse, une certaine maladresse des personnages (bons ou méchants).

 

Le Roc du diable – parue dans le JdS entre le 21 avril 1949 et le 13 octobre 1949

Alors que le directeur des assurances convoque Jean pour avoir une explication sur son travail qui n’avance guère et qu’il s’apprête à le renvoyer, il finit par l’envoyer résoudre une nouvelle énigme : es avions de la CTTA (Compagnie transcontinentale de transports aériens) disparaissent les uns après les autres dans la même région de l’océan Atlantique. Cette histoire étant trop sérieuse et trop dangereuse, Jacquot n’est pas invité à le suivre et au contraire est envoyé à suivre sagement ses études. Conseil que le jeune homme se fait une joie de ne pas suivre. Fort heureusement pour Jean. Mais vous le découvrirez en lisant l’album.

Début de la collaboration avec Yvan Delporte, avec un début qui reprend la même trame des épisodes précédents.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse