Dupuis : Tamara T16, Etoilé T2, Jojo intégrale 2

/ Critique - écrit par plienard, le 13/07/2018

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Ca joue à couteaux tirés dans les cuisines, alors que Jojo apporte ce souffle de l'innocence que Tamara a perdu depuis un moment.

Jojo - Intégrale 2 : 1991-1998 - note : 8/10

Suite de l'intégrale consacrée au personnage du regretté André Geerts (1955-2010) dans laquelle le dossier revient sur le contexte historique mais surtout sur la psychologie de l'auteur.

C'est quelquefois enfoncer des portes ouvertes de dire qu'une bande dessinée est le reflet d'un auteur. Pourtant, cela prend tout son sens à la lecture du dossier qui précède les quatre albums réunis dans cette intégrale. On y découvre un homme entier, fidèle en amitié, peut-être de manière excessive. Pas forcément sûr de son talent et qui va tâtonner avant d'en prendre réellement conscience. Un dossier passionnant, qui introduit savamment les quatre albums parus entre 1991 et 1998.


L'ensemble des albums regroupés dans l'intégrale - © Dupuis.

 On retrouve Jojo et Gros Louis, son fidèle ami, partant en vacances dans un trou paumé, à la ferme. Gros Louis va tomber amoureux de la fille du fermier. Quant à Jojo, il veut devenir aussi fort que Tonton Odilon. Pour cela, rien de tel que les travaux aux champs, le bon air de la campagne et une double ration de saucisses.

Si Jojo et Gros Louis sont amis, cela ne les empêche pas d'être continuellement en conflit. Ils vont pourtant faire un serment d'amitié qui va forger l'admiration de leurs camarades de classe. Au point d'oser faire face à Sylvestre, le tripleur surnommé Bourre-pif à juste titre.

Dans le quartier de mamie, nombreuses sont les maisons qui se font visiter. Une atmosphère  de peur qui pousse Gros Louis et Jojo à installer des alarmes et des pièges dans toute la maison. Mamie, elle, va décider de prendre des cours de self-défense en compagnie de gens de son âge. À l'issue de cette formation, bien téméraire celui qui osera leur prendre leur porte-monnaie.

Jojo n'est pas le meilleur élève de la classe. Pourtant, après un accident provoqué une fois de plus par Josette (qui avait provoqué le problème aux yeux de Gros Louis, voir Tome 3), le jeune garçon est devenu une encyclopédie ambulante. Au point d'en devenir un véritable phénomène de foire.

 

Tamara - Tome 16 : taille adulte - note : 8/10

Ce qu'il y a de bien avec la bande dessinée, c'est que les héros ne meurent jamais et surtout qu'il ne vieillissent. Cela donne le sentiment au lecteur d'avoir toujours le même âge, celui de la première lecture. Pour Tamara, cette vérité est moins vraie.


© Dupuis 2018.

 Cela fait maintenant plus de quinze ans que la série Tamara (aux éditions Dupuis) existe. Les premiers lecteurs ont maintenant bien grandit et les personnages avec eux. Le scénariste Zidrou a, peu à peu, laissé la place à Lou, la fille du dessinateur, Christian Darasse. C'est donc en famille que la série continue avec ce seizième tome, qui sonne comme un glas pour certains d'entre nous, Taille adulte !

On retrouve Tamara et ses amis en train de faire la fête. Tous ont bien changés. Le lycée s'est terminé, mais certains sentiments sont toujours bien présents. On parle bien sûr des sentiments de Tamara pour Diego. Mais la pauvre a d'autres chats à fouetter pour l'instant puisqu'elle a un bébé à s'occuper ! Comment en est-elle arrivé là ? Cet album fait alors un flash-back sur leur dernière année de lycée.

Tamara est une série bien installée maintenant, et le changement de scénariste est passé pour ainsi dire comme une lettre à la poste. La qualité des sujets abordés y est toujours bien présente. Tout au plus, on peut trouver que les dialogues entre amis sont parfois un peu rudes.

Christian Darasse réussit l'exploit de faire grandir ses personnages de façon claire et marquante. Tamara, en particulier, s'est amincie (un peu) et son maquillage la vieillit légèrement. On sent, e manière perceptible, que les personnage deviennent des adultes, au grand dam des premiers lecteurs que nous sommes !

 

Etoilé - Tome 2 : Plat de résistance - note : 7/10

C'est un peu refroidi par le premier album qu'on entame la lecture du second tome d'Etoilé, la série BD de Fanny Desmarès et de Delphine Lehericey, et dessinée par Luc Brahy (Imago mundi, Insiders genesis).


© Dupuis 2018.

 Plutôt déçu par l'entrée (en matière), on se demande à quel bouillon on va devoir avaler dans ce deuxième opus. Mais c'est avec une certaine satisfaction en bouche que les premières pages se savourent.

Samuel Lejeune a épousé la fille du grand chef Balta, Paula. Mariage de raison ? Mariage d'amour ? Les débuts ont été difficiles pour les deux amoureux qui ont ouvert leur premier restaurant mais ils commencent à récolter les lauriers du succès. Cela ne va, cependant, pas assez vite pour Samuel qui rêve de plus grand et de plus prestigieux.

Le personnage de Samuel continue d'être une belle tête à claques. Doué pour la cuisine, il est à l'image de ces gamins de la télé-réalité, dont il sort : un poil vaniteux et pas un sou de jugeotte. Il est aussi une tête brûlée, imbue de sa personne et prisonniers du rang social qu'il aspire à quitter.

Bien plus plaisant que le premier album, ce deuxième tome garde encore quelques défauts comme celui de vouloir aller trop vite, sans poser vraiment les personnages et les situations. Les autrices sont issues du cinéma et de la télévision. Il semble que cela les influence beaucoup et se ressent sur le déroulé de l'histoire.

 


Les couvertures des 3 albums - © Dupuis 2018.

 

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