Dupuis : Mort et déterré T1, Magic 7 T8, Les cavaliers de l'apocadispe T2, Ralph Azham T12

/ Critique - écrit par plienard, le 16/08/2019

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Les nouveaux héros chez Dupuis sont en force en ce mopis d'août.

Mort et déterré - Tome 1 : Un cadavre en cavale - note : 7/10

C'est une toute nouvelle série chez Dupuis dont il est question ici. Adapté d'un roman du québécois Jocelyn Boisvert, il est question d'un jeune adolescent, Yan Faucher,  plein de vie, qui trouve la mort en voulant s'opposer à un dealer. C'est un choc pour sa famille et ses amis. Mais à son grand étonnement, Yan reste conscient de la situation, comme si son âme était restée accrochée à son corps. Et un an après son enterrement, il va réussir à sortir de son cercueil.


© Dupuis 2019.

 Raconté comme cela, le sujet ne prête pas vraiment à sourire. Pourtant, grâce au dessin de Pascal Colpron, l'aspect comique des situations est bien présent et semble évident. On joue d'ailleurs  sur deux plans : la gravité et l'émotion d'un côté, la dérision et l'humour de l'autre.

Si la situation apparaît iconoclaste, le développement de l'intrigue et des personnages incite le lecteur à avoir de l'empathie pour ce zombie "plein de vie" et sa famille totalement dévastée par le meurtre d'un fils et d'un frère.

 

Les cavaliers de l'apocadispe … n'ont pas fait exprès - Tome 2 - note : 8/10

Qu'est ce qui fait une bonne histoire et une bonne bande dessinée ? Difficile à dire. Et c'est surtout fonction des attentes du lecteur. Avec Libon, on est sûr d'une chose : c'est qu'on va bien rigoler. Ses histoires n'ont pas vraiment de sens, ses personnages sont les plus maladroits du monde, mais cela les met dans de telles situations improbables, qu'il ne reste qu'une chose à faire : Rire !


© Dupuis 2019.

 Après Jacques, le petit lézard (trois tomes) qui se met à penser et à parler après avoir été irradié lors d'une expérience ratée de l'armée, voici le deuxième tome de sa nouvelle série, Les cavaliers de l'apocadispe, où trois jeunes élèves, Olive, Jé et Ludo, sont toujours prêts à aider où à faire toutes les bêtises possibles et inimaginables. Ils ont bon fond, mais ce sont les pires calamités qui existent. S'ils défoncent le crâne du maillot jaune du Tour de France (malencontreusement en faisant de la tyrolienne …) ils cherchent toujours à réparer leurs erreurs, mais on ne peut pas dire que cela arrange l'état de ce pauvre coureur. C'est aussi la découverte des premiers amours et des premiers baisers, les sorties au parc d'attractions ou au Zoo avec mamie et son goûter … 

Bref, des situations de tous les jours édulcorées façon Libon, comme seul il sait le faire. Les fans y retrouveront cet humour non-sensique qu'ils recherchent avec des anti-héros bêtes mais pas méchants.

 

Magic 7 - Tome 8 : Super trouper - note : 8,5/10

Les Magic 7 ont réussi à échapper à la "société des mages" qui considère qu'ils sont trop jeunes pour avoir des pouvoirs aussi importants. À leurs yeux, ils pourraient détruire le monde, même si leurs intentions sont louables. Mais pour l'instant, Léo, Farah, Hamelin, Auriane, Lupe, Milo et Fabrice se sont éparpillés aux quatre coins du monde et mettent bien leurs super-pouvoirs au service de la justice. Rien ne semble indiquer qu'une dérive de leur part puisse arriver. Mais les moyens de la société des mages, dirigée par le père de Léo, sont immenses et petit à petit, elle retrouve la trace des sept jeunes mages.


© Dupuis 2019.

 Encore pas mal d'actions dans ce huitième tome dont l'originalité vient de la présence au dessin de plusieurs auteurs invités tels que Noiry, Mathieu Reynès, Adrian et Munuera. Plusieurs auteurs pour un résultat qui passe pratiquement inaperçu si ce n'est les pages de Munuera qui ressortent de l'unité graphique générale. Rien qui puisse nuire au plaisir de découvrir ce huitième tome. Bien au contraire. Cela agit comme une révélation. Plongé dans l'intrigue de cet album, le lecteur ne s'en était pas rendu compte. Une intrigue toujours aussi innovante, qui a fait passer ces jeunes adolescents des premiers tomes, à de jeunes gens pleins de ressources et d'ingéniosité.

 

Ralph Azham - Tome 12 : Lâcher prise - note : 8/10

Notre ami Ralph n'en peut vraiment plus. Celui qui voulait libérer les bleuis, plus de démocratie et de justice, comprend que pour parvenir à ces fins, il doit faire preuve d'autorité, voire d'autoritarisme, d'intransigeance et de partialité. Il est ainsi seul. Sa petite amie l'a quitté. Son père a été assassiné. Sa sœur s'est enfuie, pensant qu'il était le meurtrier. Et son meilleur ami est parti pour divergence religieuse. Les seuls retours à noter sont ceux de Tilda Pönns qui tombe dans ses bras et le roi qui veut se venger.


© Dupuis 2019.

 Fin des aventures de Ralph Azham par Lewis Trondheim, aux éditions Dupuis. Si la série rappelle le projet Donjon (cinq séries et une numérotation extravagante chez Delcourt) avec son univers fantasy et son canard-héros, les fans seront rassurés de voir que Ralph Azham sera bien arrivé à son terme et aura tenu en haleine les lecteurs depuis 2011.

 


Les couvertures des 4 albums - © Dupuis 2019.

 

 

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