8/10Largo Winch : Chassé croisé

/ Critique - écrit par plienard, le 17/11/2014
Notre verdict : 8/10 - À votre bon cœur, messieurs dames !

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Le retour du plus célèbre des milliardaires de la bande dessinée entre vaudeville et intégrisme.

Largo Winch est, pour ainsi dire, un personnage semi-réel. En effet, à la sortie d'une de ses précédentes aventures, on pouvait visiter son appartement parisien. Et à l’occasion de ce dix-neuvième opus, Largo Winch nous prouve qu’il est bien ancré dans la réalité avec le lancement d’une collecte du 31 octobre au 30 Novembre pour l’ONG CARE afin de soutenir les enfants déplacés et réfugiés. 


Un album chaud ...

Moins sérieusement, mais tout aussi réellement, Largo est un homme célibataire très recherché par la gente féminine. Toutes ses fans féminines pourront découvrir son profil Meetic et tenter de le séduire. Si elles ne pourront pas gagner une soirée en tête à tête et en chair et en os avec le milliardaire, elles pourront se consoler en recevant la série (les 19 albums pour les 10 premières d’entre elles, et le tome 19 pour les 50 suivantes).

C’est un peu sur ce thème que le tome 19 nous offre de découvrir notre héros qui se rend à Londres pour un grand conseil avec ses présidents. C’est aussi l’occasion de signer un contrat avec l’avionneur français, François Draillac – qui n’est autre qu’un autre personnage de Van Hamme et Dany aux éditions du Lombard –. Mais le milliardaire et le groupe attirent la convoitise et la jalousie. Et pendant que les très sérieux Miss Pennywinkle et Mr Cochrane se font séduire, Largo va littéralement tomber amoureux d’une belle libanaise.

Si cet album est sans doute le plus fleur bleue de toute la série, il ne manque pas pour autant de scènes d’actions et de rebondissements. Entre les comploteurs, les escrocs et les intégristes islamiques, Largo va se démener.

On prend un bon bol d’air pur à la lecture de cet album. Confiné, si on peut dire, dans la capitale anglaise, on découvre que Largo est un homme seul, au point qu’on le voit peu dans l’histoire et notamment au début. Il est particulièrement discret. Par contre, les femmes sexy sont légions et les histoires de cœur (et de culs) s’enchainent bon train. Un album plus léger que ses prédécesseurs, ce qui amènera Largo à déclarer : « c’est quoi ce vaudeville » (p19).


... très chaud !.

Cet album fait du bien et pour les fans de complots internationaux, ne vous inquiétez pas, il y en a aussi, avec des intégristes islamiques qui veulent s’attaquer à Largo et à ce qu’il représente.

Je terminerais enfin, en faisant une allusion sur le dessin de Philippe Francq. Le dessinateur réussit, en deux cases seulement, à montrer un coup de foudre entre Largo et Saïdée la belle libanaise. C’est sans doute la plus grande réussite de l’album et ce qui lui donne toute sa crédibilité.

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