Dupuis : Fichue famille, Black squaw T1

/ Critique - écrit par plienard, le 19/07/2020

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Black squaw - Tome 1 : Night Hawk - note : 8/10

Les auteurs de Dent d'ours, Yann et Alain Henriet, reviennent avec une nouvelle héroïne, elle aussi, aviatrice. Après Anna, voici donc Bessie Coleman, une métisse Cherokee et afro-américaine. Et à l'aune des évènements actuels en Amérique, on mesure encore plus l'incroyable destin de cette jeune femme qui a réellement existé.


© Dupuis 2020.

 Le premier tome est bien sûr une introduction et de nombreuses questions restent en suspens à la fin de celui-ci. Bessie Coleman travaille pour le crime organisé, en pleine prohibition, et transporte l'alcool de Saint-Pierre et Miquelon vers l'Amérique en avion. Elle est en effet pilote, ce qui est tout bonnement incroyable pour une jeune femme à moitié noire et à moitié indienne Cherokee, et qui a son propre avion et qui n'hésite pas à braver le KKK dans leur avion blanc.

On ne sait pas encore comment Bessie a réussi à en arriver là. Mais le dessin classieux d'Alain Henriet et cette histoire de personnage hors-norme nous intrigue déjà et nous pousse à attendre la suite avec impatience.

 

Fichue famille - note : 6/10

Le repreneur de Blake et Mortimer, Peter van Dongen, revient avec Fichue famille, une adaptation du roman éponyme d'Adriaan van Dis dans la collection Aire libre des éditions Dupuis.


© Dupuis 2020.

 C'est l'histoire d'un indonésien rapatrié en Hollande avec sa femme et ses trois belles-filles. Mais rescapé de la guerre et des camps de prisonniers japonais, il y a laissé une partie de sa tête et fait subir ses délires à sa famille et son jeune fils qui vit lui aussi dans un monde à part.

Une histoire émouvante quoiqu'un peu étrange dont il est parfois un peu compliqué d'en comprendre le déroulement. Il faut être particulièrement attentif aux textes qui apportent les informations sur la famille.  Et quelques ellipses faites sur la situation maritale de Monsieur Java avec sa femme et ses enfants donnent une impression de récit incomplet. Si on ne s'arrête pas cela, il se cache une certaine douceur, et l'amour de monsieur Java pour son fils et ses belles-filles transparaît au fil des pages en même temps que sa folie.

Et si pendant un temps, on croit que le récit va nous raconter aussi l'histoire de ces rapatriés, on se cantonne à la famille de monsieur Java et son talent pour la danse.

 


Les couvertures des 2 albums  - © Dupuis 2020.

 

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