Champignac - Tome 1 - Enigma

/ Critique - écrit par plienard, le 08/02/2019

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La reprise très réussie d'un second rôle des aventures de Spirou et Fantasio.

Il y a un peu moins de deux ans, en juin 2017, paraissait le premier tome d'une nouvelle série avec un personnage bien connu et issu des aventures de Spirou et Fantasio, Zorglub. C'est maintenant son ancien professeur et mentor, lui aussi personnage secondaire mais important de la série Spirou, qui a droit à sa série personnelle. Pacôme Hégésippe Adélard Ladislac, comte de Champignac, a eu un passé et c'est celui-ci que Béka et Etien David (Les 4 de Baker street, sept tomes chez vents d'Ouest, La quête de l'oiseau du temps, tome 9 chez Dargaud) vont nous proposer.


© Dupuis 2019.

 Béka, c'et le diminutif contracté de Bertrand (Escaich) et Caroline (Roque). Deux scénaristes qui officient essentiellement aux éditions Bamboo sur des séries comme Studio danse (10 tomes), Foot maniacs (tomes 2 à 7), Les Fonctionnaires (tomes 4 à 10), Les Rugbymen (16 tomes), mais aussi Les fées Valentines (2 tomes chez Dargaud). Ici, les scénaristes sortent de leur zone de confort pour la prise en main d'un personnage déjà existant mais pour lequel un passé est à inventer.

Un scénario à quatre mains, donc, pour un personnage à quatre prénoms et emblématique du neuvième art. Ils arrivent à lui donner un passé assez crédible, en pleine seconde guerre mondiale, et alors que les allemands prennent possession de son château. Dans le même temps, il reçoit un message crypté d'un ami anglais qui réclame son aide. Il décide donc de rejoindre l'Angleterre, où il va rencontrer la charmante Miss Mac Kenzie et devoir seconder Alan Turing pour déchiffrer la machine de code allemande, Enigma.

Etien David propose un dessin d'une élégance rare pour des personnages au "gros nez". Son jeune Champignac est facilement reconnaissable : il n'y a pas d'erreur possible. Grosse moustache, un peu lunaire, et maladroit, c'est bien notre Champignac ... jeune.

Un léger regret, cependant, sur le rôle-titre qui n'a pas l'importance qu'on aurait pu attendre d'un personnage de son statut. Champignac s'efface ainsi en cours de récit, laissant la place à des personnages historiques comme Turing et même la machine Enigma. Il reprend cependant l'initiative et sa place, primordiale, sur la fin de ce premier tome. Un point de vue discuté avec les scénaristes Béka et qui l'expliquent par le fait qu'un personnage fictionnel, aussi important qu'il puisse être, ne pouvait pas déformer la réalité historique dans laquelle ils l'ont installé.

Un premier tome plein de petits clins d'œil qui raviront les lecteurs qui sont fans de la série Spirou ou pas.

 


La couverture de l'album - © Dupuis 2019.

 

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