8/10Le voyage improbable

/ Critique - écrit par plienard, le 13/11/2014
Notre verdict : 8/10 - Turf arrive en tête !

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Une drôle de fusée lancée dans la galaxie Delcourt par Turf !

Quand on parle de Turf, on ne pense pas forcément Tiercé ou chevaux. Surtout quand on parle de bande dessinée. On pense plutôt Pavillon des fous, la série de sept albums chez Delcourt.

Quand on parle de Turf, on pense aussi couleurs, poésie et imagination folle. Il réunit une nouvelle fois ces ingrédients pour une histoire inimaginable, voire improbable.

Il envoie un phare rouge et blanc dans l’espace, comme Hergé l’a fait avec sa fusée blanche et rouge. Et à bien y regarder, on peut faire une sorte de parallèle : le gardien du phare est un vieil iconoclaste, médecin et taxidermiste autodidacte (le capitaine Haddock). Auguste Schnaps est un paléontologue qui sait tout sur tout, qui a réponse à tout et que rien n’étonne (Tintin). Le timide professeur anglais Noodle (Tournesol), les deux jeunes filles, Élisa et Alisée (Dupont et Dupond), l’antipathique Kurt Fruchttück (le colonel Boris) complètent le tableau. Et viendront s’ajouter à ce petit groupe, la chienne Laïka (Milou) et Freud, le perroquet au langage grossier qui n’est pas sans rappeler le Coco des bijoux de la Castafiore.

Autant l’album d’Hergé est d’un sérieux et d’une précision impeccable, autant la situation et les événements de l’histoire de Turf sont d’une dérision communicative. Tous les personnages ont un défaut qu’ils expriment avec plus ou moins d’évidence et de violence. La palme revient à Fruchttück qui n’a, pour ainsi dire, que des défauts : antipathique, égoïste, veule, peureux. Le gardien du phare, lui aussi, a son lot de méchanceté, lui qui « hait la foule », « déteste ses contemporains » et « exècre l’humanité toute entière ».

Le ton est donné pour cette drôle d’équipe qui va devoir cohabiter dans un phare lancé au milieu de l’espace.


DR.

 

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